© AFPSégolène Royal a estimé dimanche sur Canal+ qu'il fallait établir "une nouvelle donne, un nouveau pacte" en matière d'emploi avec les jeunes, en revenant sur son projet de "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés. "Les jeunes n'ont pas en France la place qu'ils pourraient avoir. Les entreprises doivent leur faire confiance", a-t-elle martelé.
"Les entreprises leur demandent une expérience professionnelle et souvent refusent de leur tendre la main pour leur donner cette chance", a-t-elle regretté, en soulignant que la France avait le taux de chômage des jeunes le plus élevé d'Europe. La candidate socialiste a proposé vendredi que les pouvoirs publics, en l'occurrence les régions, prennent en charge pendant un an "la totalité des salaires et des charges" de jeunes non qualifiés, embauchés dans les entreprises artisanales et commerçantes n'excédant pas dix salariés.
"La lutte contre le chômage des jeunes est prioritaire"
Elle a estimé qu'il fallait "cibler sur la baisse du coût du travail", évoquant outre ce "contrat première chance", les "emplois tremplins" qu'elle propose pour les jeunes qualifiés. Interrogée sur la possibilité pour les entreprises de ne pas embaucher les jeunes en "contrat première chance" s'ils "ne donnent pas satisfaction", la candidate PS a estimé qu'il faudrait alors "leur donner une formation supplémentaire".
"La lutte contre le chômage des jeunes est prioritaire, elle sera ma bataille principale", a-t-elle assuré, estimant que ce chômage est "souvent ce qui explique la montée des violences, des insécurités, des délinquances". Ségolène Royal a aussi assuré qu'elle souhaitait "mettre fin aux pratiques d'exploitation des jeunes", en montrant du doigt la pratique contestée des stages à répétition. Enfin, sur l'expatriation des jeunes chercheurs hautement qualifiés, elle a assuré : "il faut trouver des solutions et j'en trouverai".
D'après agence
La "violence" verbale de Sarkozy "augure mal de son identité personnelle" |
Ségolène Royal estime que "la violence des propos augure mal de l'identité personnelle" de Nicolas Sarkozy, qui a accusé vendredi la gauche d'avoir perdu "tout sens moral" et de prendre la défense de "voyous" après les violences de la gare du Nord à Paris. "Je pense que l'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle, que par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs. Qu'est-ce que ça veut dire? Ca voudrait dire que si demain monsieur Sarkozy était par malheur élu, il se mettrait à insulter tous les autres chefs d'Etat et de gouvernement qui ne pensent pas comme lui?", a-t-elle lancé. |
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