François Hollande, le 23 février 2007 © TF1/LCIAlors que, dimanche matin, Ségolène Royal disait à mi-mot sa certitude d'être au second tour ("j'attend sereinement le vote du premier tour et avec impatience la confrontation entre les 2 tours") sur Radio J (lire notre article), François Hollande brandissait au même moment sur une autre radio le spectre du 21 avril 2002. A une semaine du premier tour, le Premier secrétaire du PS a déclaré dimanche sur Radio Communauté Juive qu'il n'était pas assuré de la présence de la candidate socialiste au second tour de la présidentielle, rappelant la défaite de Lionel Jospin en 2002. "Si je l'étais (assuré), je vous le dirais. Mais je ne le suis pas". "Quand il s'est produit le 21 avril 2002, je ne peux pas considérer que la présence de Ségolène Royal serait une certitude."
Revenant sur "la faute que nous avons commise il y a cinq ans en disant : ‘mais de toute manière on aura Jospin face à Chirac au second tour de l'élection, on n'a qu'à se disperser, on n'a qu'à laisser passer le premier tour'", il a donc demandé "à ceux qui veulent une véritable alternative et qui hésitent encore" de "voter Ségolène Royal dès le premier tour et c'est la meilleure façon d'assurer la victoire".
Tout de même, Ségolène Royal, qui avait déjà indirectement appelé au vote utile la semaine dernière (voir la vidéo), a affirmé dimanche lors d'une réunion publique à Achicourt, dans le Pas-de-Calais, avoir "besoin du vote des femmes" pour écrire "une nouvelle page de l'histoire de France".
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