François Bayrou, en meeting à Marseille, le 12 avril 2007 © TF1/LCIFrançois Bayrou a fait l'éloge de la diversité jeudi lors d'un déplacement à Marseille, où il était accompagné du ministre démissionnaire de l'Egalité des chances Azouz Begag, qui vient de publier un livre au vitriol sur Nicolas Sarkozy. "Marseille a réussi une alchimie rare, celle d'une ville entièrement forgée autour de sa diversité", a déclaré le candidat UDF lors d'une réunion publique qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes au parc Chanot.
Un peu plus tôt, lors d'un point de presse dans un café du Vieux Port, François Bayrou avait décrit Marseille comme "un symbole de la France que nous avons à construire". "Nicolas Sarkozy fonde son projet sur la confrontation, je fonde le mien sur le rassemblement", a-t-il affirmé, jugeant que "l'unité nationale est l'enjeu principal de cette élection". "L'ordre et la sécurité ne s'accommodent pas d'une montée perpétuelle des tensions et des affrontements", a ajouté le candidat centriste. "Je suis pour qu'on assure l'ordre et la sécurité par l'unité dans le pays".
De son côté, Azouz Begag a expliqué les raisons de son ralliement. "La France attendait une rencontre du troisième type. Le troisième type, c'est François Bayrou!", a-t-il lancé. "Je veux dire à tous les enfants de l'immigration : il faut s'engager en politique", a-t-il ajouté, après avoir accusé Nicolas Sarkozy de "draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite". "Sinon les autres vont donner en pâture aux électeurs du Front national des moutons égorgés dans les baignoires", a-t-il souligné à l'intention du candidat UMP, qu'il a décrit comme "dangereux pour la France".
"Surenchères politiques ou électorales"
François Bayrou a également dénoncé les "surenchères politiques ou électorales" qui, selon lui, entraînent "une montée extraordinaire des tensions, des craintes, des animosités entre Français". "Je ne veux pas qu'on abandonne la France à la division. Je veux que nous soyons ceux qui imposions dans cette élection que la France choisisse l'unité", a affirmé celui qui se veut un président "apaiseur", décrivant la France comme un pays "fracturé" qu'il faut "recoudre".
Revenant sur les attentats meurtriers survenus la veille à Alger, le candidat UDF s'est engagé à la "fermeté en face du terrorisme" et à la "coopération avec toutes les nations qui décideront que le terrorisme est une barbarie", s'il accède à l'Elysée. Il a vu dans ces "démons qu'on croyait endormis et qui se sont réveillés" une "raison de plus pour la vigilance, raison de plus pour l'unité", a-t-il conclu.
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