Les sympathisans socialistes réunis pour un meeting-concert de Ségolène Royal au stade Charléty, le 1er mai 2007 © Election présidentiel/TF1-LCIA suivre en direct sur LCI.fr à partir de 18 heures
A 15h30, ils étaient déjà des milliers à attendre au soleil. Ségolène Royal réunit ce mardi à Paris, à l'occasion de la fête du Travail, ses militants et ses soutiens "people" au stade Charléty. Voulu comme un "meeting-concert", c'est la dernière grande réunion publique parisienne de la candidate PS, avant le second tour du 6 mai. La candidate PS est notamment entourée de musiciens traditionnellement engagés à gauche, comme Yannick Noah, Georges Moustaki, Michel Delpech, ou Renaud, mais aussi d'artistes de la nouvelle génération, à l'image de Bénabar et Cali, Sanseverino, Kéry James ou Indochine. Tous ces artistes qui se sont aussi engagés dans des causes humanitaires et qui veulent une France où les Français ne se confrontent pas les uns contre les autres, mais où les Français apprennent, réapprennent, à vivre ensemble.
Le PS tablait sur 30.000 personnes, mais en annonce 60.000 dans ce stade qui ne peut en accueillir "que" 40.000. Le pari serait donc réussi pour le PS qui entend rivaliser avec la marée humaine (40.000 personnes) venue assister dimanche au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy. Les portes d'entrée ont été fermées vers 17h devant l'affluence, affirme le PS, alors qu'une foule stationnait devant le stade et s'étendait sur le boulevard Jourdan jusqu'à la station du tram.
L'évenement en plein air, gratuit, se veut un "concert de la fraternité, pour la victoire", pour "une vision de la France réconciliée", a déclaré Ségolène Royal. "La présence de la culture dans cette campagne a été insuffisante", a-t-elle estimé. "Il faut pour une France ouverte et diverse une place beaucoup plus large à la culture. Ce sera simple, populaire et politique", pour "une France apaisée, énergique, où les Français ne sont pas dressés les uns contre les autres". Elle devrait intervenir vers 18h30, pendant "au moins une demi-heure". Jeudi 3 mai, la candidate PS sera à Lille.
D'après agence
Un lieu symbolique |
Le stade est un haut lieu sportif français, mais a aussi accueilli de grands rendez-vous politiques. Il a été inauguré en 1939 et entièrement rénové en 1994. Le 27 mai 1968, le jour même où étaient signés les accords de Grenelle, avec une forte augmentation des salaires négociés essentiellement par le dirigeant syndicaliste CGT Georges Séguy et le jeune secrétaire d'Etat aux Affaires sociales, Jacques Chirac, un meeting réunissait 30.000 personnes dans le stade, à l'initiative de l'UNEF, du PSU et de la CFDT. "Ce n'est qu'un début, continuons le combat", scandait la foule. Le gouvernement, mais aussi la CGT furent conspués. On relevait aussi la présence de l'ancien Président du Conseil Pierre Mendès-France et de Michel Rocard, futur Premier ministre de François Mitterrand. Le lendemain, Mitterrand proposait un gouvernement provisoire, et le 30, de Gaulle, le jour d'une grande manifestation de soutien à sa personne aux Champs-Elysées, annonçait la dissolution de l'Assemblée nationale. |
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