Nicolas Sarkozy, le 7 avril 2007 à Saint-Rémy-de-Provence © Election présidentielle/TF1-LCI"Dire du mal des autres ne m'intéresse pas." Interrogé samedi sur la polémique suscitée par ses propos récents sur la pédophilie et le suicide, Nicolas Sarkozy a laconiquement répondu : "il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Ce n'est pas en attaquant les autres qu'on progresse dans les sondages, je ne souhaite pas polémiquer". Estimant qu'"il y a beaucoup de nervosité de la part de François Bayrou et de Ségolène Royal, c'est leur droit", le candidat de l'UMP a conclu "ce qui m'intéresse, c'est de dire ‘voilà les problèmes de la France'".
Dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy dit "incliner (...) à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions pas gérer cette pathologie". "Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable", poursuit-il par ailleurs. Ségolène Royal avait indirectement critiqué ces propos : "si moi je m'étais permise de dire des énormités pareilles, je pense que cela aurait émergé dans le débat public", appelant "les scientifiques à se prononcer". Quant à François Bayrou, il avait vivement critiqué vendredi ces "propos terriblement inquiétants" et "glaçants".
Samedi soir, le candidat de l'UDF a réitéré ses accusations et son indignation samedi soir : "Quand Nicolas Sarkozy en vient à dire qu'un bébé peut naître en ayant en lui une condamnation à la perversité ou au suicide, qu'un enfant qui vient de naître pourrait être génétiquement promis à ce genre de perversité, mais dans quelle société vit-on?", s'est-il demandé. Existe-t-il "une société démocratique dans le monde, aujourd'hui au début du XXIème siècle, où l'on accepterait l'idée selon laquelle un enfant serait génétiquement condamné à être pervers ou être suicidaire ?", a-t-il poursuivi. "Ceci est impossible, ou à quoi servent toutes les politiques de prévention ?", a-t-il ajouté (voir la vidéo).
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