Jean-Marie Le Pen © LCIA l'heure où tous les électeurs-conducteurs se demandent jusqu'où ira cette année l'amnistie présidentielle concernant les infractions de la route, Jean-Marie Le Pen s'empare du dossier et prend le contre-pied notamment de son rival de l'UMP auteur de la politique répressive sur les routes. Rappelant qu'il procèdera s'il est élu à une "large amnistie", sauf des "faits délictuels" sur la route, le candidat du FN a tour à tour fustigé lundi le permis à points, les radars automatiques "espèce d'amende automatique qui sont devenus des sources de revenus", le taux d'alcoolémie "exagérément bas" et la limitation de vitesse sur les autoroutes.
Estimant lors d'une visite d'un musée de l'automobile à Reims que le système actuel aboutit à considérer les automobilistes comme "des présumés délinquants", Jean-Marie Le Pen "veut qu'on mette les automobilistes à l'abri de cette répression automatique". Il faut donc selon lui "remettre en cause le système du permis à points" et faire passer la circulation sur les autoroutes "à 150 km/heure", ce qui lui "paraîtrait sans risque supplémentaire d'accidents". D'autant que, selon le président du FN, "la circulation européenne" des camions qui sont impliqués "pratiquement neuf fois sur dix" dans des accidents, est en cause. "Je ne vois pas pourquoi on ne ferait pas une taxe à l'entrée de notre pays comme c'est le cas en Suisse, où vous devez acheter une vignette pour circuler."
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