Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen © TF1/LCILe ton monte entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen. Alors que le candidat UMP revendiquait mardi sa condition de "Français de sang mêlé" en réponse aux précédentes attaques du président du FN, Jean-Marie Le Pen a poursuivi l'offensive mercredi sur Europe 1. Le candidat frontiste a jugé qu'il n'était ni de "bon goût" ni "moral" de la part de Nicolas Sarkozy de briguer l'Elysée tout en revendiquant ses origines étrangères. "Compte tenu de la particularité du chef de l'Etat, je ne suis pas absolument sûr qu'il soit de bon goût de se présenter à ce poste quand on n'est pas représentatif du peuple qu'on prétend représenter", a-t-il déclaré.
Jean-Marie Le Pen a approuvé le système américain, dans lequel ni le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger, ni l'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger, n'avaient "pu être candidats à la présidence", puisque nés hors du sol américain. "C'est moral, c'est exactement comme la personne que vous invitez dans votre salon et qui va s'asseoir tout de suite dans le fauteuil du grand-père, c'est une question de délicatesse", a expliqué le candidat du FN. Avant d'ajouter : "il me semble que le président de la République est un homme dont la fonction implique une incarnation de la nation et du peuple (...) J'estime que j'incarne mieux le peuple français que Nicolas Sarkozy".
Après Nicolas, Cécilia
Ces attaques ont été relayées par la fille du président du FN. Invitée de Canal +, Marine Le Pen a estimé que le candidat UMP se vantait d'être un candidat de l'immigration. "Nicolas Sarkozy considère qu'être issu de l'immigration, c'est un avantage", a-t-elle affirmé. Puis la directrice de campagne s'en est pris à l'épouse du candidat UMP. "Question : qui dit ‘je suis fière de n'avoir aucune goutte de sang français dans les veines ?' Cécilia Sarkozy et ça, ça me choque", a-t-elle lancé, précisant qu'il s'agissait d'un entretien à "Libération" daté du 8 juillet 2004. "Ca voudrait donc dire que c'est honteux d'avoir une goutte de sang français dans les veines ? Elle est candidate à être la première dame de France", a insisté la directrice de campagne de Jean-Marie Le Pen.
De son côté, Philippe de Villiers renvoie dos à dos Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy, estimant qu'on n'est pas "Français, virgule" quelque chose. "Etre Français, ce n'est pas une race, une ethnie, une couleur de peau, un âge, un sexe", a affirmé mercredi sur RTL le candidat du Mouvement pour la France. "Etre Français, c'est la citoyenneté (....) Donc, peu importe d'où je viens. A partir du moment où on ajoute je suis Français, virgule, avec une caractéristique d'ordre physique, ethnique, etc (...) alors on entre dans une logique communautariste", a-t-il poursuivi.
Avec agence
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