Jean-Marie Le Pen, lors de l'émission "Question d'info" du 5 avril 2007 © TF1/LCIPeu présent sur le terrain, Jean-Marie Le Pen privilégie les interventions dans les médias. Dans une longue interview au Figaro de jeudi, le candidat FN se réjouit de cette fin de campagne : "tout le monde court derrière moi" affirme-t-il. "Les candidats savent bien que je suis le rival qui peut leur prendre des voix. Donc Sarkozy vient sur mon terrain le premier. Ségolène Royal suit Sarkozy et tout le monde court derrière moi", explique-t-il.
Qualifiant ses concurrents de "piliers de la France décadente", il juge que "François Bayrou n'est pas le chevalier blanc. Il est l'homme qui parle à l'oreille des chevaux, mais moi, je suis celui qui parle à l'oreille des électeurs". S'il accédait à l'Elysée, il aurait recours au référendum pour "prendre un certain nombre de mesures touchant à l'immigration, au code de la nationalité, à la politique familiale, à la politique de l'école, à la politique fiscale".
"Un certain bruit..."
Jean-Marie Le Pen l'assure : "si je suis élu président de la République, cela fera un certain bruit. Le pays aura eu un réflexe salvateur, peut-être massif". Il propose notamment d'instaurer un salaire parental et de réduire à trois le nombre de tranches de l'impôt sur le revenu, se refusant à supprimer l'impôt sur la fortune. Il précise "aux étrangers qui veulent venir en France qu'il faudra qu'ils assurent leur propre subsistance". "Ils ne pourront pas bénéficier des avantages sociaux qui sont par définition réservés aux Français, qui en sont d'ailleurs les contributeurs". "L'évolution vers l'Europe fédérale ayant subi un échec, l'euro se trouve privé de fondement et condamné à échéance à la déshérence. On le laisse mourir de sa belle mort", estime-t-il, en soulignant que ses premiers déplacements de chef d'Etat seraient "vraisemblablement en Europe".
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