Lionel Jospin et Jacques Chirac © LCIEn 2002, on s'en souvient tous, c'est le choc. Face à Jacques Chirac, Lionel Jospin est évincé de la course à l'Elysée par Jean-Marie Le Pen. Chirac remporte 19,88% des voix, Le Pen 16,86% et Jospin 16,18%, soit un écart de quelque 200.000 voix. Le Premier ministre socialiste a fait une mauvaise campagne et paie l'éparpillement de la gauche dite plurielle (Christiane Taubira et Jean-Pierre Chevènement) qui s'ajoute à 3 trotskistes, un communiste et deux écologistes.
C'est la deuxième fois sous la Ve République que la gauche n'est pas représentée au second tour (la première fois était en 1969 avec Georges Pompidou). François Bayrou arrive 4e à 6,84%. Autre chiffre marquant : le taux d'abstention atteint des sommets, à 28,40 %. Au second tour, Jacques Chirac devient président avec 82,21%, grâce au report des voix de la gauche, qui appellent au vote contre le leader du FN, qui obtient 17,79% des suffrages.
En 1995, Balladur en embuscade
En 1995, c'est la droite qui est à la peine et qui paie une multiplication de ses candidats. Jacques Chirac qui veut éviter le piège du poste de Premier ministre-candidat envoie son ami de toujours Edouard Balladur... qui le trahit, appuyé par l'UDF et Nicolas Sarkozy notamment. Il parvient, en prônant la rupture, à l'emporter (20,84%) avec deux points de plus qu'Edouard Balladur (18,58%), tandis que Lionel Jospin les devance à 23,30%. Jean-Marie Le Pen obtient 15% des suffrages, loin devant le PCF de Robert Hue (8,64%).
Au second tour, Jacques Chirac l'emporte finalement par 52,64% des voix contre Lionel Jospin (47,36%), Edouard Balladur ayant appelé à voter sans équivoque pour son ancien ami.
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