© AFPLe discours d'Eric Besson lundi soir a fait mouche. Reprenant le thème évoqué par l'ex-PS fraîchement rallié à Sarkozy, le candidat de l'UMP a anglé mardi au Grand-Quevilly, à Rouen, devant 8000 partisans le début de son discours sur la "diabolisation" dont il a été victime dans la campagne. La veille Eric Besson avait en effet raconté l'opération de diabolisation que le PS avait lancée en janvier dernier pour donner une image du candidat de l'UMP qui "fait peur" (lire notre article).
Mais, rétorque Nicolas Sarkozy, "je pense que les Français attendent autre chose que les coups bas et les attaques personnelles (...) Je pense que les Français ne sont pas dupes d'une telle stratégie" de "diabolisation (qui) remplace le débat". Conclusion face à ce "front commun des haines" : "je n'ai pas peur du jugement des Français (...) Mais qu'on ne me demande pas de changer".
Nicolas Sarkozy s'en est aussi pris à sa rivale sur sa vision de la présidence : "le président de la République est l'homme de la Nation, pas l'homme d'un parti (...) Mme Royal a dit : 'je veux faire gagner le PS', c'est toute la différence entre elle et moi".
Le "choix" du 6 mai : entre "la réconcialition et la division"
Au même moment, Ségolène Royal donnait elle aussi son deuxième meeting de second tour, à Montpellier, devant quelque 9000 personnes. "Je vous propose de mettre en place des nouvelles règles du jeu." Car, quand le candidat de l'UMP lui reproche de mettre le parti en avant, elle a fustigé a plusieurs reprises les influences de Nicolas Sarkozy, sans prononcer son nom. "La France ne veut pas d'un pouvoir politique, économique et médiatique confisqué entre les mêmes mains." Elle s'est même adressée aux électeurs de Sarkozy : "je leur dis que les valeurs humaines doivent primer sur les valeurs boursières".
Il y aura, le 6 mai, un "choix clair" à faire entre "deux voies", celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy et celle de la "réconciliation" qu'elle promeut. "Il y a la voie du chacun pour soi, de la concurrence, et celle de la réforme dans le calme. Il y a le choix entre reconduire la majorité sortante, son candidat, ses méthodes, ses échecs répétés ou bien essayer autre chose et changer de politique", s'est-elle exclamée.
Ségolène Royal a aussi remercié "du fond du coeur" tous les candidats de l'extrême-gauche et des Verts qui ont appelé à voter pour elle dès dimanche soir, avec "une pensée particulière pour Arlette Laguiller qui pour la 1ère fois a franchi le pas". Aussitôt, les partisans de la socialiste ont scandé "Arlette, avec nous" en frappant dans les mains.
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