Ségolène Royal, sur France 2, le 30 avril 2007 © France 2La question de la proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée s'invite de nouveau dans la campagne présidentielle. Pour la première fois dimanche à Bercy, Nicolas Sarkozy a proposé de réfléchir à l'introduction de la proportionnelle à l'Assemblée nationale, ce qui est une revendication notamment du Front national et de l'UDF. Avant le premier tour, il avait désavoué son bras droit Brice Hortefeux qui avait évoqué la possibilité d'élire une soixantaine de députés à la proportionnelle à l'horizon 2012.
Interrogée sur le discours de Nicolas Sarkozy, dimanche à Bercy, Ségolène Royal a observé sur France 2 que le candidat UMP avait "une nouvelle fois changé d'avis" sur la proportionnelle. "Il y a quelques jours, il n'en était pas question. Aujourd'hui, je crois qu'il cherche surtout à capter les voix du Front national. C'est une perche tendue vers le Front national", a jugé la candidate socialiste.
"Grande violence" et "grande brutalité"
Ségolène Royal a par ailleurs une nouvelle fois dénoncé la "grande violence" et la "grande brutalité" du discours de Nicolas Sarkozy. Ainsi, sur Mai 68, pourfendu par le candidat UMP, elle a rappelé que c'était aussi "11 millions de grévistes qui ont obtenu les accords de Grenelle, le droit des femmes à accéder à la contraception, un vent de liberté contre une société totalement verrouillée" (cliquez ici pour voir l'extrait en vidéo).
Evoquant le débat qui va l'opposer à son adversaire mercredi soir, Ségolène Royal a indiqué qu'elle souhaitait "une clarification du choix" du 6 mai. Affirmant que "la France est aujourd'hui en de mauvaises mains", elle a estimé que Nicolas Sarkozy devait "accepter d'être mis devant ses responsabilités en ce qui concerne son bilan gouvernemental".
Pour le FN, l"imposture continue" |
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D'après agence
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