Ségolène Royal, en meeting à Besançon © TF1/LCISi François Bayrou "souhaite battre la droite au 2nd tour, il prendra ses responsabilités. Ca dépendra de lui", conclut-elle.
Elle avait semblé laisser la porte ouverte pour l'entre-deux tours, elle la referme. Ségolène Royal n'envisage pas de tendre la main à François Bayrou si ce dernier appelait à voter pour elle entre les deux tours, en affirmant dans une interview à 20 minutes à paraître jeudi que "les ralliements de personnes, ça c'est fini, c'était la IVème République".
Comme on lui demande si elle "tendra la main" à François Bayrou si celui-ci appelle à voter pour elle entre les deux tours, la candidate PS à la présidentielle répond que "ce n'est pas une question de personne", "François Bayrou n'est pas propriétaire de ses électeurs". "Le critère, explique-t-elle, ce sont ceux qui se rassemblent sur le pacte présidentiel que je propose aux Français".
"Tous ceux qui se rallieront autour de mon projet pour la France feront partie de la majorité", ajoute-t-elle en dénonçant une nouvelle fois "les petits arrangements de personnes dans le dos des électeurs". "Ceux qui se livrent à ce petit jeu le font pour m'affaiblir", affirme-t-elle. Pour elle, si François Bayrou "souhaite battre la droite au second tour, puisque c'est ce qu'il déclare aujourd'hui, il prendra ses responsabilités". "On mesurera alors la sincérité de ses propos", poursuit Mme Royal en se demandant si le candidat UDF ne préfèrera pas plutôt "sauver ses circonscriptions électorales, puisqu'il a un électorat de droite, par un accord avec l'UMP". "Ca dépendra de lui", conclut-elle.
Hollande : "la posture de Bayrou frise l'imposture" |
Sur le même thème dans un autre journal (Le Parisien), son compagnon, François Hollande, estime que "la posture" du candidat de l'UDF "frise l'imposture". "Le seul objectif de Bayrou, ce n'est pas de battre Sarkozy, c'est d'empêcher la gauche d'être au second tour", affirme-t-il. François Bayrou est "le produit d'une histoire -et sa carrière est déjà longue- d'un parti -l'UDF- qui a toujours été en relations étroites avec le RPR et l'UMP", déclare-t-il. "Ce n'est pas un personnage neuf en politique. Qu'il veuille se différencier de Sarkozy et du bilan de la majorité, je le comprends, mais qu'il ne fasse pas croire qu'il pourrait être aujourd'hui un facteur de renouvellement de la politique", poursuit le Premier secrétaire du PS. |
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