Royal et Sarkozy draguent Bayrou

Par A.C., le 29 avril 2007 à 15h39 , mis à jour le 29 avril 2007 à 18h20

Sur Canal +, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il pouvait "parfaitement gouverner" avec lui, tandis que Ségolène Royal a indiqué ne rien "s'interdire", pas même de désigner Bayrou Premier ministre.

TF1-LCI - Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le 22 septembre 2006Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le 22 septembre 2006 © TF1-LCI

LCI picto cliquez regardez
Royal : "je ne m'interdis rien"

Les deux finalistes de l'élection présidentielle étaient ce dimanche tour à tour les invités de Dimanche +, sur Canal +. Interviewé en premier, Nicolas Sarkozy est revenu sur la stratégie du candidat centriste depuis l'annonce des résultats du 1er tour. "Cela ne ressemble pas au François Bayrou que je connais depuis 20 ans. Je veux croire que ces injures inusitées dans sa bouche, c'est le fruit de l'amertume et de la déception. Je ne lui en veux pas", a-t-il déclaré.

"Je peux comprendre, mais je crois qu'il a compris qu'il ne fallait pas qu'il continue dans cette direction", a-t-il poursuivi, tout en précisant que le chef de l'UDF avait "toute sa place" dans cette campagne et qu'il serait "heureux de dialoguer et discuter avec lui". Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la possibilité d'une collaboration au sein du gouvernement, en cas victoire le 6 mai : "on a été dans la même majorité pendant 20 ans. On peut parfaitement gouverner ensemble, d'ailleurs c'est ce qu'on a fait", a-t-il souligné. "J'ouvrirai mon gouvernement pour faire la meilleure équipe de France. Toutes les qualités, toutes les compétences ne sont pas dans la seule UMP", a-t-il conclu.

"Toutes les bonnes idées seront utiles au pays"

Quelques minutes plus tard, c'était au tour de la candidate du PS de répondre à peu près aux mêmes questions que celles posées à Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal est notamment revenue sur le débat qui a eu lieu samedi avec François Bayrou, le qualifiant d'"utile" et d'"agréable". "J'ai discuté en toute transparence devant tout le monde" avec le leader centriste, a-t-elle confié.

La candidate PS a également assuré qu'elle ne "s'interdisait rien" quant à un éventuel choix de François Bayrou comme Premier ministre, tout en précisant : "je pense que ce n'est pas ce qui se passera". Elle a aussi laissé la porte ouverte à la présence de ministres UDF au gouvernement, en cas de victoire dimanche prochain. Elle s'est en outre dit "prête" à compléter son pacte présidentiel, en collaboration avec François Bayrou ou avec l'extrême gauche. "Si je suis présidente de la République, toutes les bonnes idées seront utiles au pays", car "moi je ne prétends pas avoir la science infuse, je suis à l'écoute", a-t-elle conclu.

Par A.C. le 29 avril 2007 à 15:39
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience