Nicolas Sarkozy © TF1-LCIAlors qu'au PS, Ségolène Royal opposait dimanche un catégorique refus à l'appel de Rocard et Kouchner à une alliance UDF-PS (lire notre article), Nicolas Sarkozy relançait dans son appel aux électeurs du FN. Mais, face aux critiques, il précise de nouveau sa position dans un interview à 20 minutes (de lundi). "Ce n'est pas Le Pen qui m'intéresse, c'est son électorat", affirme le candidat de l'UMP.
C'est ainsi que, pour son dernier week-end de campagne de premier tour, le candidat de l'UMP s'est arrêté dans deux départements du sud de la France, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, où le vote en faveur de Jean-Marie Le Pen, en 2002, avait été parmi les plus élevés, avoisinant les 30%. Après avoir rencontré la mère de Ghofrane Haddaoui, tuée en 2004 à Marseille et dont les meurtriers, mineurs, viennent d'être condamnés à de lourdes peines, Nicolas Sarkozy a ainsi poursuivi à Aix-en-Provence sa tentative de conquête de l'électorat d'extrême-droite. Il s'est adressé à "la majorité silencieuse" pour lui dire qu'"il y a une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter Front national" : "ne vous laissez pas voler votre vote", a-t-il martelé. Le président du FN, Jean-Marie Le Pen a rétorqué avec virulence, au palais des Sports de Paris, traitant Nicolas Sarkozy d'un "des chefs de la racaille politicienne" (voir la vidéo).
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