Nicolas Sarkozy dans un foyer de femmes en détresse au lendemain du premier tour de la présidentielle © TF1/LCI
Sarkozy s'engage auprès des femmes en détresse
Nicolas Sarkozy a consacré, lundi, son premier déplacement de campagne de second tour à la visite d'un foyer de femmes en détresse, "la halte aux femmes", à Paris, en compagnie de Simone Veil. Dimanche soir, peu après l'annonce des résultats qui le portaient au second tour de l'élection présidentielle face à sa rivale socialiste Ségolène Royal, le candidat UMP avait déclaré vouloir "parler à tous ceux que la vie a brisés".
A "la halte aux femmes", l'un des trois foyers d'accueil de femmes en détresse gérés par Mona Chassario, une ancienne employée de Rhône-Poulenc qui consacre sa vie à les aider, Nicolas Sarkozy a discuté pendant une heure avec une quarantaine de femmes. Parmi elles, beaucoup d'Africaines, des jeunes filles sorties de la Dass, des femmes plus mûres visiblement pas en mesure de subvenir à leurs besoins. La discussion est animée, beaucoup de filles voulant poser des questions à Nicolas Sarkozy: comment obtenir une formation, un logement, des papiers?
"A quel point ces femmes sont brisées"
"Je voudrais prendre en charge la souffrance, je veux vous dire que pour la plus cassée, la plus brisée, il y a un espoir", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Un pays, pour moi, c'est comme une famille. Celui qui a la vie la plus lourde doit avoir l'attention la plus grande. Le coeur de l'indépendance des femmes, c'est la formation, c'est d'avoir un métier en main. Avoir un métier, c'est avoir un emploi, c'est avoir un salaire. On peut être libre", a-t-il ajouté.
Une jeune fille, Jessica, 21 ans, sortie à 18 ans de la Dass, l'interpelle: "pourquoi les gens de moins de 25 ans n'ont pas le RMI?". "Je ne peux pas vous promettre le RMI car avec le RMI, on ne vit pas on survit". "Mon idée, c'est que tous les bénéficiaires de minima sociaux, en échange, exercent une activité, sauf ceux qui sont malades, ou suivent une formation, même d'une ou deux heures par jour. Que chacun puisse se dire : 'j'ai une petite utilité' pour avoir l'estime de soi, une perspective". "Si je suis élu président de la République, je m'engage à vous donner, à toutes, le temps de la reconstruction, de la formation" en vue d'avoir un métier "et un emploi", poursuit le candidat. "Il ne fait pas de démagogie mais il ne se rend pas compte à quel point ces femmes sont brisées", glisse Simone Veil.
(D'après agence)
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