Nicolas Sarkozy en déplacement en Corse, à quelques jours du second tour de la présidentielle (30 avril 2007) © TF1/LCIA moins d'une semaine du second tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a tenu à se rendre sur l'Ile de Beauté parce "qu'un candidat à la présidence de la République française digne de ce nom va en Corse pour remercier les Corses de leur attachement à la République et de leur attachement à la France", a-t-il dit. Un déplacement qui intervenait quelques heures à peine après un attentat contre une caserne du groupement de gendarmerie de Haute-Corse, qui n'a pas fait de blessés, à Montesoro, quartier périphérique de Bastia. Le dispositif, composé d'une bouteille de gaz couplée à une petite charge explosive d'amorce, a noirci le mur d'enceinte et endommagé une armoire EDF.
S'il n'a pas fait directement allusion à cette attaque, Nicolas Sarkozy a néanmoins largement axé son discours sur le thème de la sécurité. Selon l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a effectué, en tant que tel, vingt-sept déplacements en Corse, "la première chose dont les Corses ont besoin, c'est de la sécurité". Nicolas Sarkozy a ainsi affirmé depuis Porto-Vecchio que "ceux qui posent des bombes" et "mettent des cagoules" sont "des lâches qui n'aiment pas la Corse, ne défendent pas la Corse, et ne sont pas fidèles à l'identité de la Corse".
Les auteurs d'attentats "trahissent la Corse"
"Comment peut-on dire que la Corse a besoin de services publics, et la nuit venue, faire sauter ces services publics, faire sauter une direction départementale de l'Equipement, une trésorerie, une sous-préfecture, une école, tirer sur une gendarmerie ?", a-t-il demandé. "Est-ce que c'est courageux de mettre trois balles dans la nuque d'un homme seul qui rejoint sa femme à un concert dans les rues d'Ajaccio ?", a-t-il également lancé, en faisant allusion à l'assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998. "C'est n'est pas aimer, ce n'est pas respecter la Corse. C'est trahir la Corse qui est une âme hospitalière" car "en Corse, on est fier, courageux, hospitalier. C'est ça l'âme profonde de la Corse", a-t-il conclu.
Une déclaration faite devant plusieurs centaines de personnes qui ont ovationné le candidat UMP à plusieurs reprises. Selon la police, environ 3200 personnes étaient venues à la rencontre du candidat, mais toutes n'ont pas pu entrer dans la salle, faute de place.
D'après agence
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