Ségolène Royal, s’exprimant après l’annonce des résultats du 1er tour de la présidentielle, le 22 avril 2007 © LCINicolas Sarkozy, UMP : "Une France qui est comme une famille"
"Au fond, je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, (...) aux accidentés de la vie (...), à ceux de nos compatriotes que la vie a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu'une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Eh bien moi je veux leur redonner l'espérance (...). Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laissera tomber personne, une France qui est comme une famille, où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n'a plus de force on reconnaît la dignité de l'homme et du citoyen. (...) Au fond (...) je ne souhaite qu'une chose : rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français (...) qui est celui d'une République fraternelle, où chacun va trouver sa place, où personne n'aura plus peur de l'autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse. Cette France fraternelle, dont je rêve, c'est la France qui m'a vu naître et c'est celle qui m'a tout donné. Je lui dois tout. Eh bien il est venu le temps pour moi de rendre à la France qui m'a tout donné (...) tout ce que je peux lui donner moi-même".
Ségolène Royal, PS : "Venez hommes et femmes de France"
"Notre victoire est possible. (...) Ce sont nos idées, notre idéal qui vont gagner car ils sont (...) au service de la paix civile. (...) A vous qui m'avez apporté si nombreux vos suffrages, je vous exprime ma joie et ma profonde gratitude. Je n'en tire aucune gloire personnelle. Vous me donnez une responsabilité majeure celle de porter le combat du changement pour que la France se relève (...) qu'elle retrouve son optimisme et qu'elle fasse le choix de l'audace et de la sérénité. Venez hommes et femmes de France, de tous âges, de tous milieux, de tous territoires et toutes origines ! Venez forces vives de notre belle nation ! Serrons-nous les coudes ! Ensemble nous allons rendre le sourire à notre pays. Ensemble nous allons conjurer les mauvais démons de la déprime et du déclin".
François Bayrou, UDF : "Il y a enfin un centre en France"
"A partir de ce soir, la politique française va changer et elle ne sera plus jamais comme avant. (...) Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toutes les positions que nous adopterons seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste et personne, vraiment personne, ne l'arrêtera. (...) Il y a enfin un centre en France. Un centre large, fort indépendant, capable de parler et d'agir au-delà des frontières d'autrefois".
Jean-Marie Le Pen, FN : "Une erreur d'appréciation" (TF1)
"Je donnerai la consigne que j'estimerai être la bonne pour l'avenir de la France (...) Nous avons gagné la bataille des idées, la nation et le patriotisme, l'immigration et l'insécurité ont été mis au cœur de la campagne par des adversaires qui, hier encore, écartaient ces notions d'un air dégoûté. (...) Cette victoire idéologique est un acquis irréversible du Front national. (...) Je crains que les Français n'aient été abusés et je leur prédis avec tristesse des lendemains qui déchantent. Ceux qui se sont emparés des idées du Front national ne l'ont fait que pour nous empêcher de mettre en application les véritables solutions à tous les problèmes de la France. Je croyais que les Français étaient assez mécontents (...) eh bien ! Je m'étais trompé. Les Français sont très contents, la preuve, c'est qu'ils viennent de réélire très confortablement, et même un peu plus, les partis au pouvoir."
Olivier Besancenot, LCR : "Un appel à battre la droite" (France 3)
"Personne n'est propriétaire de ces voix et chacun est propriétaire de son vote mais depuis plus de cinq ans, la LCR combat la politique de Jacques Chirac. (...) C'est pourquoi ce soir, je lance un appel à battre la droite dans la rue comme dans les urnes".
Philippe de Villiers, MPF : "Je ne suis pas propriétaires de mes voix" (TF1)
"Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres et je m'en tiendrai à cette déclaration. Je veux respecter ceux qui ont choisi de me soutenir et les idées que je représente, qui seront portées par 577 candidats aux législatives. (...) Je vais maintenant engager la bataille des législatives".
Marie-George Buffet, PCF : "J'appelle à voter Royal"
"J'appelle sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, toutes et tous les démocrates, à voter et faire voter le 6 mai Ségolène Royal. Je lance cet appel avec d'autant plus de force que la situation est difficile. Avec moins de 40% des suffrages exprimés, la gauche réalise un de ses plus bas scores sous la 5ème République. (...) Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du Front National afin de devenir le candidat de la droite et de l'extrême droite. Il doit absolument être battu".
Dominique Voynet, Verts : "Le matraquage pour le vote utile a été très efficace" (TF1)
"Je voterai Ségolène Royal au second tour. Les électeurs écologistes auront envie de contribuer à une dynamique unitaire si elle prend en compte un certain nombre de (leurs) préoccupations. (...) Le matraquage en faveur du vote utile a été très efficace".
Arlette Laguiller, LO : " Je voterai Ségolène Royal " (TF1)
"Face à Nicolas Sarkozy qui a repris une grande partie des propos, du programme de Jean-Marie Le Pen, notamment sur l'immigration, et face à son arrogance, d'abord je voterai moi-même pour Ségolène Royal, et j'appelle ceux qui m'ont fait confiance et l'ensemble des électeurs à voter pour Ségolène Royal. Je le fais sans réserve et sans illusion mais je le fais par solidarité avec tous ceux qui, dans les couches populaires, ne veulent vraiment pas voir Sarkozy au pouvoir et qui sont pour le tout sauf Sarkozy".
José Bové, altermondialiste : "Cet homme est dangereux"
"Ce soir, nous mesurons le gâchis qu'a constitué la division des forces de gauche qui ne se reconnaissent pas dans le programme de Nicolas Sarkozy. (...) Comme nous n'avons cessé de le dire pendant toute la campagne, nous nous ne résignons pas à cette division. (...) J'appelle les citoyennes et les citoyens, le 6 mai prochain dans les urnes, à battre Nicolas Sarkozy, candidat de la droite et de l'extrême droite. Cet homme est dangereux (...)".
Frédéric Nihous, CNPT : "On avisera pour les consignes de vote"
"Nous avons abordé un certain nombre de sujets qui concernent la ruralité. Nous attendons de savoir ce qu'ils (ndlr : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal) vont proposer par rapport à ça. On avisera dans les prochains jours pour voir s'il y a lieu de donner des consignes de vote ou pas".
Gérard Schivardi, Parti des travailleurs : "Un homme heureux"
"Je suis un homme heureux. Cette base électorale va me permettre de monter un nouveau parti politique. Les maires qui m'entourent prendront la décision avec moi. (...) Nous sommes les seuls à présenter une perspective à la crise".
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