© TF1/LCIA trois jours du premier tour, chaque camp mobilise ses dernières forces. Pour preuve, les ultimes appels aux électeurs organisés à l'UMP et au PS. Jeudi, l'équipe de Nicolas Sarkozy a lancé l'opération "72 heures pour gagner", trois jours de mobilisation intensive comprenant des opérations de tractage, des évènements sportifs et des fêtes populaires. En tout, 2 500 équipes seront à pied d'œuvre dans toute la France. Le site internet du candidat UMP mentionne également le déploiement de banderoles au-dessus du périphérique parisien, ainsi qu'une "distribution de croissants et de tracts", tôt le matin, devant certaines stations de métro à Paris, dans le cadre d'une initiative baptisée "La France qui se lève tôt". Derrière ces différentes manifestations, un objectif clair : créer une dynamique de fin de campagne autour de la candidature du président de l'UMP. L'opération pourrait cependant se révéler illégale, un décret de 2001 prévoyant en effet que la campagne se termine le vendredi précédant le scrutin, à minuit.
L'appel de 200 intellectuels pour Royal
De son côté, le PS n'est pas en reste. Plusieurs dizaines d'intellectuels ont appelé jeudi, dans le quotidien Libération, "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal". "Nous sommes des intellectuels et gens de culture, engagés à gauche de longue date sous des étiquettes diverses", écrivent les signataires de cet "appel de 200 intellectuels pour Ségolène Royal", parmi lesquels le philosophe Etienne Balibar, l'écrivain François Maspero ou l'historien Pierre Rosanvallon. Autre initiative : la "chaîne de la victoire" des femmes en faveur de Ségolène Royal. Lancée à Lille le 12 février dernier avec Martine Aubry, cette opération s'est traduite par soixante-dix prises de paroles de femmes dans la France entière. Jeudi à Marseille, au dernier jour de cette manifestation, l'acteur Philippe Torreton a fait part de son "enthousiasme" pour la candidature socialiste, la seule, selon lui "à proposer une synthèse entre le social et l'écologie".
Enfin, Ségolène Royal a reçu le soutien de cent associations de quartiers populaires qui ont lancé jeudi un appel "pour dire non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation". "Je veux m'appuyer sur ce mouvement associatif pour ne pas décevoir", a expliqué la candidate socialiste. "Rien n'a été réglé dans les quartiers depuis les récentes émeutes", a-t-elle ajouté, évoquant le "risque de fracture sociale et républicaine".
Avec agence
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