Bayrou: "les Français veulent des élus fiables"

Par D.H. (avec agence), le 28 mai 2007 à 21h44 , mis à jour le 28 mai 2007 à 21h47

"Humainement déçu" d'avoir été lâché par de nombreux élus UDF, il dénonce ceux qui "pensent lundi différemment de samedi".

Election présidentielleBayrou au conseil national de l'UDF © LCI

François Bayrou s'est dit lundi à Tours "humainement déçu" du ralliement de parlementaires UDF à Nicolas Sarkozy et a affirmé que les Français voulaient des "élus fiables" et pas qui "pensent lundi différemment de samedi parce qu'il y a eu une élection entre les deux". "Je veux que les Français sachent qu'il y a des élus fiables qui ne pensent pas lundi différent de ce qu'ils ont dit le samedi parce qu'il y a eu une élection entre les deux", a-t-il lancé en réponse à une question sur les ralliements de personnalités de l'UDF à la majorité présidentielle, à l'issue d'une réunion à Tours devant environ 300 militants du Modem. "C'est humainement décevant", a-t-il dit. "Les Français veulent des gens qui restent fidèles à leurs convictions et qui ont des comportements républicains", a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le fondateur du MoDem a réitéré son opposition à la franchise médicale, s'est inquiété de la suppression progressive de la carte scolaire voulue par le gouvernement et qui aboutirait selon lui "à trier sur recommandations ou sur dossiers scolaires avec pour conséquence un déclassement d'un certain nombre d'établissements".

Peu avant, le député PS européen Vincent Peillon avait évoqué le cas Bayrou. Il l'a appelé à dire "où il est", faisant valoir que "s'il veut travailler avec la gauche, il n'y a pas de difficulté à travailler avec lui", sur France Inter/ I-Télé/Le Monde. Pour lui, le positionnement du centriste qui a dit "je ne me reconnais plus à droite" ou "je ne voterai pas Nicolas Sarkozy" a constitué "une vraie nouveauté". "Il lui reste, après, à dire, s'il n'est plus de droite, où il est. S'il se reconnaît dans les valeurs qui sont les nôtres, s'il veut travailler avec la gauche, il n'y a pas de difficulté à travailler avec lui, mais il faut qu'il dise, à un moment donné, où il est", a déclaré l'ancien porte-parole de Ségolène Royal.

Par D.H. (avec agence) le 28 mai 2007 à 21:44
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