François Bayrou lance le MoDem au Zenith de Paris, le 24 mai 2007Lors du meeting lançant la campagne des législatives de son nouveau parti, le Mouvement Démocrate, François Bayrou a axé son discours sur la défense des Français, devant environ 6000 personnes rassemblées au Zenith de Paris. "Pour la période qui s'ouvre, j'ai en tête une seule question, qui m'obsède : qui va défendre les citoyens, les femmes et les hommes de la vie de tous les jours, face à cette immense entreprise de communication, pris dans le ballet jamais achevé des promesses, sur tout sujet, dans la sarabande effrénée des images, des annonces?". Il est des "sujets que personne d'autre que nous ne défendra", a affirmé le leader centriste, citant notamment la réduction de la dette publique, les solidarités, l'Europe politique et l'introduction de la proportionnelle aux législatives.
Il a ensuite rendu hommage aux candidats à législatives de ce nouveau parti : "C'est une vraie armée de volontaires qui s'est levée", a affirmé le fondateur du MoDem. "Ils livrent là pour beaucoup leur premier combat. Mais ce combat sera suivi de bien d'autres, plus faciles, plus encourageants", a-t-il affirmé, citant les municipales de 2008, puis les régionales et les européennes. "Nous avons commencé une longue marche, mais cette marche, pour moi, elle est enthousiasmante, elle est prometteuse", a-t-il assuré. "Ce que nous allons commencer avec les élections législatives, nous allons le couronner" avec les élections suivantes, a-t-il poursuivi.
"Si vous abandonnez une idée dont vous avez vécu, c'est un suicide"
L'ancien président de l'UDF en a profité pour critiquer la politique de "ralliements" individuels initiée par Nicolas Sarkozy, une démarche "qui ne marche jamais" et qu'il a opposée au "rassemblement" que lui-même veut construire. "Derrière le ralliement, il y a le désenchantement, et puis l'effacement. Derrière le rassemblement, il y a le courage et le succès", a-t-il ajouté. François Bayrou a cité le gaulliste André Malraux, s'élevant contre les défections de députés gaullistes en 1952 : "Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est un incident. Mais si vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, ce n'est pas un incident. C'est un suicide".
Il a en outre dénoncé la nomination d'un collaborateur de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, à la direction de TF1. Selon lui, "l'UMP va avoir tous les pouvoirs en France, toutes les majorités, toutes les situations d'influence, tous les leviers de commande, plus qu'aucun parti n'en a jamais eu depuis que la République est la République".
D'après agence
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