Les candidats se bousculent à la porte de Matignon

le 07 mai 2007 à 10h22 , mis à jour le 07 mai 2007 à 15h58

Fillon part favori, devant Borloo. C'est pourtant ce dernier que les Français verraient Premier ministre, selon trois sondages.

L'hôtel de Matignon, la résidence du Premier ministre. TF1/LCIL'hôtel de Matignon, la résidence du Premier ministre © TF1/LCI

Le premier gouvernement de Nicolas Sarkozy devrait entrer en fonction le 19 ou le 20 mai. Une équipe que l'on annonce resserrée, avec une quinzaine de ministres... et plusieurs noms possibles pour Matignon. Le plus cité étant celui de François Fillon, ancien ministre des Affaires sociales et conseiller politique du candidat UMP pendant sa campagne présidentielle. Cheville ouvrière du projet du nouveau président, il serait le gage d'une parfaite adéquation entre les deux têtes du futur exécutif.

Ce n'est pourtant pas lui qui emporte l'adhésion des Français, s'il faut en croire trois sondages des instituts Ipsos, BVA et CSA : Jean-Louis Borloo, le challenger, est nettement devant avec des scores oscillant entre 34% (selon BVA) et 44% des sondés (selon CSA). Vraie caution sociale en cas de nomination, cette personnalité atypique au fort capital de sympathie dans l'opinion serait un Premier ministre avec lequel le nouveau président devrait composer. Dans ces études, François Fillon n'apparaît qu'en deuxième position derrière lui, en recueillant entre 17% (selon Ipsos) et 33% (selon CSA). Le sondage d'Ipsos le place même ex-aequo avec Michèle Alliot-Marie.

La ministre de la Défense apparaît ainsi comme la troisième citée parmi les "premiers-ministrables". Une arrivée à Matignon serait un gage de féminisation de la vie politique ; 25% des sondés de CSA y seraient favorables, contre respectivement 15% et 17% des personnes interrogées par BVA et Ipsos.

Un gouvernement d'ouverture ?

Derrière François Fillon, Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie, les noms se font plus rares. Xavier Bertrand, qui a su rejoindre le premier cercle de Nicolas Sarkozy après un ralliement pourtant récent, en décembre, n'est choisi pour entrer à Matignon que par 2% des sondés de BVA. Il devrait néanmoins rejoindre la future équipe gouvernementale. Autre personnalité citée par BVA,  Claude Guéant, un des proches de l'équipe de campagne du président nouvellement élu, culmine à 1%. Il pourrait toutefois, selon Le Parisien, devenir secrétaire général de la présidence de la République.

Déjà ancien Premier ministre, Alain Juppé se verrait désormais à un autre poste : par exemple à la présidence de l'Assemblée. Proches de Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian et Brice Hortefeux devraient faire partie du prochain gouvernement, tout comme la porte-parole du candidat UMP Rachida Dati. Spécialiste de l'écologie à l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait hériter d'un ministère. Possible futur membre du gouvernement, le transfuge Eric Besson pourrait se voir ainsi récompensé d'avoir joué les conseillers de Nicolas Sarkozy dans la dernière ligne droite...

A noter enfin que selon Ipsos, une forte majorité des sondés (71%) souhaitent la présence de ministres UDF dans le gouvernement, contre 19% qui y sont opposés. Précisément, François Fillon, le plus cité comme "premier ministrable", a évoqué dimanche soir une "majorité présidentielle la plus élargie possible", faisant place au centre et même à des personnalités de gauche. Réponse d'ici le 20 mai...

le 07 mai 2007 à 10:22
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1 Commentaires

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  • Pasteur, le 07/05/2007 à 12h59

    Borloo oui mais est il assez pugnace pour faire toutes les reformes ? Je crois que non, alors Fillon serait mon favori, car seules ses réformes ont marquées le quiquenat de Chirac, avec un très bon ministère d'etat pour Borloo, le ministère actuel plus formation et éducation...ainsi, il aura tous les leviers en mains pour lutter contre le chomage. Il faut un ministère pour Robien, Santini, Arthuis aux finances avec copé au budget, Hortefeux à l'interieur et Michèle Alliot Marie en ministre d'état à la défense, Bachelot, Pecresse, Rachida Dati à l'immigration et l'identité nationale, plus une femme dirigante d'une entreprise privée et une autre "sociale" de centre gauche et Dutreuil. Pas de ministère pour Baroin, Estrosi, Villepin, ni Bayrou bien sûr.

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