Jean-Pierre Chevènement au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 13 mai 2007 © LCIJean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a pris dimanche la défense de Ségolène Royal, sérieusement remise en cause depuis sa défaite le 6 mai. "Vous ne pouvez pas faire en cinq mois ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans. Ségolène Royal a acquis un certain nombre de titres, 17 millions même, qui sont les suffrages des Français, pour être un leader pas tout à fait comme les autres", a-t-il estimé dans le Grand jury RTL / LCI / Le Figaro.
Pour l'ancien ministre, "aucun autre candidat n'aurait fait mieux", mais "il y avait un certain décalage entre la candidate et la thématique habituelle de socialistes, qui n'ont pas fait l'effort de répondre aux défis nouveaux qui se présentaient". Ce qui s'est marqué par le fait qu'un certain nombre de grands responsables "n'ont pas pris part à la campagne, n'ont pas défendu Ségolène Royal dont le courage, la détermination, l'élan, l'humanité profonde se sont manifestés", a déploré l'ancien ministre.
Jean-Pierre Chevènement a ensuite appelé à l'union, estimant que la gauche n'aurait "pas de trop de tous les talents" et que "d'autres responsables doivent pouvoir jouer leur rôle" dans la bataille pour les législatives. Mais pour lui, "la priorité" reste "une refondation de la gauche". Le président d'honneur du MRC a par ailleurs suggéré qu'il serait "judicieux" de désigner un candidat de gauche longtemps avant les prochaines présidentielle de 2012. Mais, ajoute-t-il, cela doit avoir lieu seulement "après l'acte de refondation" de la gauche.
"Je jugerai Sarkozy aux actes"
A propos de Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Chevènement voit en lui "un homme intelligent, habile, un avocat de profession qui peut créer de fausses fenêtres". Comme exemple de "fausses fenêtres", il a relevé que le nouveau président de la République s'était "acquis le soutien d'une gauche germano-pratine en faisant semblant d'abolir ce qu'on appelait à tort la double peine".
Interrogé sur la capacité du vainqueur du 6 mai à exercer la fonction présidentielle, Chevènement a répondu : "techniquement, je le crois, oui". A-t-il "les réserves de culture, de sens historique, de distanciation par rapport à ses propres amis" nécessaires? "Nous verrons, je le jugerai aux actes. Je suis coutumier de ses variation sur maints sujets", a souligné l'ancien ministre de la Défense. Il a enfin jugé "inopportuns" les appels à manifester le 16 mai, jour de la passation de pouvoirs Chirac-Sarkozy .
D'après agence
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