© AFP/P. KovarikMardi, Nicolas Sarkozy, alors au repos à Malte, avait décidé de ne pas assister aux cérémonies du 8 mai. Une décision mûrement réfléchie avant même sa victoire. Deux jours avant son élection, il avait expliqué, qu'en cas de succès, il ne voulait "pas donner l'impression d'une République à deux têtes" jusqu'à la passation de pouvoirs, programmée dans l'après-midi du 16 mai. Mais cette absence a été critiquée par des anciens combattants. "C'est une faute. Nicolas Sarkozy aurait pu faire honneur à Jacques Chirac", a ainsi affirmé par exemple l'Amicale de liaison des anciens combattants juifs.
Nicolas Sarkozy voulait-il éviter de nouvelles critiques ? Toujours est-il que le président élu, rentré en France hier soir, sera cette fois aux côtés du président sortant pour la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière, organisée au Jardin du Luxembourg, à Paris, à 11h30 -en direct sur LCI.fr. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy recevront ensuite ensemble pour un entretien à l'Elysée à 12 heures 30 Saad Hariri, le chef de la majorité parlementaire anti-syrienne au Liban. Il se mettra ensuite au travail dans des bureaux installés dans le VIIe arrondissement de paris.
Article de loi controversé
En mai 2006, Nicolas Sarkozy avait exprimé sa "satisfaction de voir enfin s'organiser" une journée de commémoration de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions. Il avait salué une initiative permettant de "rompre le silence" sur cette "partie douloureuse de notre histoire", et "d'honorer la mémoire des millions de victimes de ce système particulièrement inhumain".
Au mois de décembre précédent, il avait dû annuler une visite aux Antilles, peuplée de descendants d'esclaves, en raison de la polémique déclenchée par un article de loi reconnaissant "le rôle positif de la présence française en Outre-mer". Cet article avait ensuite été abrogé à la demande de Jacques Chirac. Sa visite fut reportée trois mois plus tard, en mars 2006. Avant de s'envoler pour la Martinique et la Guadeloupe, il avait alors adressé une lettre aux Antillais dans laquelle il écrivait : "L'esclavage est une infamie. Le colonialisme et l'esclavage se sont longtemps confondus".
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