Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage © TF1/LCI![]() |
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Le dernier hommage public de Nicolas Sarkozy à Jacques Chirac remonte au 14 janvier 2007 dans son discours d'investiture comme candidat UMP. "Je veux dire mon respect à Jacques Chirac qui, en 1975 à Nice, m'a offert mon premier discours". Nicolas Sarkozy ne choisit pas ces mots au hasard. Ils lui permettent de rappeler que ce jour-là, Jacques Chirac lui avait "offert" cinq minutes à la tribune et qu'il avait monopolisé le micro près d'une demi-heure. Une attitude qui révèle son goût de la concurrence.
De son côté, Jacques Chirac se souvient dans un récent livre d'entretiens avec Pierre Péan du "jeune militant de Neuilly, qui s'est politiquement engagé à plein pour moi" et auquel il met le pied à l'étrier pour prendre à 28 ans la mairie de la ville. Mais qui, déjà, aurait laissé poindre l'ingratitude... "A peine élu, Sarkozy n'a cessé d'expliquer que je n'y étais pour rien. Ca aurait dû faire tilt", poursuit Jacques Chirac.
"Je décide, il exécute"
Quelques années plus tard, en 1995, sonne l'heure de la trahison. Nicolas Sarkozy soutient Edouard Balladur et non Jacques Chirac pour la présidentielle. C'est la rupture. Jacques Chirac livre son analyse à Pierre Péan: "Sarkozy est très ambitieux, et comme il est très intelligent, il considère que tout doit être mis au service de ses objectifs". Et quand on lui parle de "coups de poignard" en politique, c'est le nom de son ancien protégé qui vient, même si c'est pour dire : "je me fous éperdument de Sarkozy ou tel autre..."
Mis à l'écart après la défaite, le maire de Neuilly attend son heure. Il revient au gouvernement en 2002 mais ses ambitions affichées lui vaudront de nouveaux ennuis. Sèchement remis à sa place par le président Chirac -"je décide, il exécute"-, il doit démissionner en novembre 2004 pour prendre la tête de l'UMP contre la volonté du chef de l'Etat. Il revient triomphalement sept mois plus tard, en tant que numéro 2 du gouvernement et toujours président de l'UMP. Malgré les querelles, Nicolas Sarkozy réussit à rallier à sa candidature la quasi-totalité des chiraquiens et était le seul candidat à l'investiture UMP.
Pour certains observateurs, les relations entre les deux hommes ont été ce point tumultueuses parce qu'ils se ressemblent. "Si vous regardez bien, il y a beaucoup de points de convergence", reconnaît d'ailleurs Jacques Chirac. "Au fond, peut-être que ce tempérament lui en rappelle un autre", renchérit Nicolas Sarkozy.
(D'après agence)
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