François Hollande après le bureau national du Parti socialiste (7 mai 2007) © TF1/LCILa large victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle est le révélateur d'une profonde crise au sein du parti socialiste, constatent de nombreux journaux nationaux et régionaux ce mardi. "La nouvelle donne" titre Le Figaro pour qui l'élection de Nicolas Sarkozy jette le trouble notamment au parti socialiste et à l'UDF à un mois des législatives. "C'est l'urgence du mois de juin pour le PS: sauver un maximum de députés", déclare ce journal.
Pour Le Monde, Ségolène Royal lance l'offensive pour s'imposer comme "leader naturel du PS" alors que Dominique Strauss-Khan a affiché "son ambition" et que François Hollande se trouve "de plus en plus contesté". "Royal a la main et entend la garder", affirme Libération en soulignant que les socialistes "s'emploient à calmer le jeu". Le journal souligne que le premier secrétaire du PS François Hollande devra conduire le parti jusqu'aux législatives "en limitant les dégâts". Pour sa part, toujours selon Libération, DSK entend "rénover le PS sur une ligne social-démocrate".
"Le PS ne peut se payer le luxe d'une crise d'identité"
Mais cette cohabitation de plusieurs courants antagonistes est devenue "contre-productive", analyse Le Journal de la Haute-Marne. "Elle ne permet plus de ratisser large, elle perturbe un électorat socialiste qui ne perçoit pas le fil conducteur du discours". Dans la Charente Libre on estime que non seulement, rue de Solferino, "la bataille des ego est repartie de plus belle", mais qu'en plus "le Parti socialiste est à la recherche d'un cap".
Le premier tour aura été la débâcle du PC et des Verts, alliés traditionnels du PS, constate pour sa part La Voix du Nord selon qui Ségolène Royal ne peut être tenue pour responsable. "Mais avec à peine 10 % de réserves sur sa gauche, sa mission difficile devenait impossible". Aussi, "l'avenir pour les socialistes est-il plus rose en regardant vers le centre ?", interroge ce journal.
Avec la proximité des législatives , "le PS ne peut se payer le luxe d'une crise d'identité", affirme La Montagne. "Le plus probable est que les deux lignes coexisteront tant qu'un congrès n'aura pas tranché, en admettant que, enfin, il veuille trancher. Les socialistes vont devoir s'accorder sur le plus petit dénominateur commun pour se prémunir contre le ferment de la division, voire un éclatement, qui serait suicidaire".
D'après agence
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