Sarkozy sur CNN © TF1/LCIQualifiant le débat "de grand moment de théâtre politique", Le Financial Times résume le débat en une phrase : "Sarkozy a accusé Royal de perdre son calme, tandis que Royal a accusé Sarkozy de manquer de compassion." Le quotidien britannique souligne que "les deux candidats n'ont pas beaucoup débattus de la question des relations de la France avec les Etats Unis et du conflit irakien. Sarkozy s'est montré beaucoup plus calme, parlant moins vite que d'habitude. Le Guardian, quotidien britannique de centre gauche, relève que "la candidate de gauche a surpris son adversaire en venant "toutes armes dehors" et accusant Nicolas Sarkozy "d'employer un ton ferme mais de n'avoir rien fait pendant ses cinq ans au pouvoir."
Le Times estime que "Sarkozy (...) a gardé un "ton courtois" envers la première prétendante à l'Elysée tandis que Mme Royal a cherché à le mettre en difficulté sur des détails."
La critique de mode du journal conservateur salue en outre l'élégance de Ségolène Royal qu'elle estime être le "point fort" de la candidate. "Elle a fait beaucoup d'efforts pour paraître n'avoir pas fait de grands efforts" avec "un costume sombre extrêmement bien coupé qui ne faisait pas de grande déclaration d'élégance mais en disait long sur sa capacité à répondre à Sarkozy, bouton pour bouton, manchette pour manchette", écrit la spécialiste.
Selon la BBC, le débat ne "permettra pas aux centristes de faire un choix." La chaîne britannique qualifie la confrontation de "brûlante. C'était un débat courtois, vif mais aussi tendu. Nicolas Sarkozy est resté calme avec quelques moments de nervosité, au cours duquel ce dernier préférait prendre son stylo pour le triturer. La candidate du PS, plutôt offensive tout au long de ce débat marathon s'est quant à elle mise en colère."
Sur CNN Europe, Jim Bittermann, pense "qu'aucun des deux candidats n'a donné le coup de grâce, quatre jours avant l'élection." Le New York Times titre : "Joute vigoureuse entre les candidats à l'approche du vote." Le journal parle d'"un type de confrontation âpre qui a disparu de la scène américaine, où les candidats s'évitent le plus possible".
"Le débat s'envenime alors que les rivaux pour la présidentielle échangent des coups" résume le Washington Post. "L'impact du débat sur les électeurs est incertain, si Royal a parfois été avare de détails, elle a montré plus de passion. Et si Sarkozy a parfois paru perdu dans les détails, Royal est restée centrée sur des principes et des objectifs, même si elle n'a pas toujours été en mesure d'expliquer comment elle les réaliserait".
Le Los Angeles Times a mis l'accent sur le style adopté par Ségolène Royal et titre : "La socialiste se montre aggressive au cours du débat". Pour le Washington Times, " Sarkozy a paru souvent se retenir pendant le débat, ne regardant pas souvent Mme Royal dans les yeux et s'adressant plutôt aux journalistes".
Le journal espagnol El Mundo écrit que "le face à face annoncé s'est terminé en véritable corps à corps. Le candidat conservateur à l'Elysée s'est montré un peu surpris d'une certaine agressivité de la part de sa rivale socialiste. Le débat a été sans concession."
Pour le journal bruxellois Le Soir, le doute n'est pas permis: "Royal n'a pas désarçonné Sarkozy qui n'est pas tombé dans le piège de Royal". Même en cognant, elle n'est pas parvenue à le déstabiliser". "L'élection paraît jouée", ajoute Le Soir, qui avait pris position mi-avril contre Nicolas Sarkozy, qu'il juge "dangereux".
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