Dominique Strauss-Kahn est sur le plateau de TF1, quelques minutes après l'annonce de la défaite de Ségolène Royal © TF1/LCIIl n'aura pas fallu attendre longtemps avant de voir les éléphants du PS faire l'inventaire des erreurs de Ségolène Royal. Dimanche soir, c'est François Hollande qui a ouvert le bal. "Nous n'avons sans doute pas assez parlé de propositions concrètes, d'aspects qui touchaient les Français directement. Nous n'avons pas suffisamment su nous ouvrir, nous élargir", a analysé le Premier secrétaire du PS sur France 2. "Tout cela donnera notamment lieu à débat, à discussion", a-t-il déclaré. "Si on n'en avait pas fait, des erreurs, on serait peut-être aujourd'hui en train de célébrer un succès", a reconnu le compagnon de Ségolène Royal. "Quelle est la leçon ? C'est que la droite avec Nicolas Sarkozy s'est rassemblée jusqu'à l'extrême droite sans oublier le centre droit", a-t-il ajouté.
De son côté, Dominique Strauss-Kahn a pris date pour la suite, plaçant le premier secrétaire du PS sur la sellette. Il a porté un jugement "sévère" sur "le fonctionnement du parti socialiste depuis cinq ans", sous la direction de François Hollande, en affirmant que le parti socialiste "n'avait pas su faire une gauche moderne". "Nous venons de passer cinq ans sans nous renouveler en nous laissant totalement bercer par une sorte d'illusion en gagnant les élections régionales et européennes alors que ce n'était que le rejet de Jacques Chirac", a-t-il déclaré sur TF1 (cliquez ici pour voir la vidéo).
Laurent Fabius a pour sa part réclamé une gauche "qui n'hésite pas sur sa stratégie" lors des prochaines législatives. Il faut, a-t-il expliqué, que cette campagne soit menée "collégialement", adressant une critique évidente à la candidate, accusée à de multiples reprises de faire sa campagne seule, sans se soucier de l'avis des dirigeants du PS. Il a également formulé un jugement plutôt critique sur les appels au centre de Ségolène Royal. "Nous avons peut-être dérouté" les électeurs, a-t-il ainsi estimé.
Vaillant : "un nouveau dispositif" pour les législatives
Devant le Bureau national du PS, les jospinistes ont, quant à eux, fait valoir que les élections législatives n'étaient "pas le 3e tour de la présidentielle". Des déclarations qui ont pu être perçues comme une exigence que Ségolène Royal ne soit pas le commandant en chef de la bataille des législatives. Daniel Vaillant a ainsi réclamé "un nouveau dispositif pour conduire cette campagne". "On a perdu une élection qu'on ne devait pas perdre", convenaient dans la soirée nombre de responsables socialistes. Dans son discours de dimanche soir, Ségolène Royal n'avait pourtant pas manifesté la volonté de s'effacer. "Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas (...) J'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais, je continue avec vous", avait-elle affirmé à ses électeurs.
Avec agence
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