Dominique Strauss-Kahn, le 7 avril 2007, aux Etats généraux du CRAN à Paris © Election présidentielle/TF1-LCIA sept jours des législatives, le Parti socialiste pense-t-il que les élections sont déjà perdues ? C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre Dominique Strauss-Khan qui a estimé lundi, lors d'une rencontre avec des militants de la 13e circonscription du Rhône, que pour pouvoir se refonder, le Parti socialiste avait besoin que la défaite aux législatives ne soit "pas trop cuisante".
Estimant "raisonnable de penser que la gauche ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale" à l'issue du prochain scrutin législatif, Strauss-Kahn a souligné que "pour gagner les élections qui suivent, il faut que le PS ait été capable de réfléchir sur lui-même. Il ne s'agit pas d'abandonner nos valeurs mais de les adapter, les faire vivre dans un monde qui a changé, avec une mondialisation dont tout le monde est conscient, et sur laquelle nous n'avons pas eu de réponse assez claires lors de la campagne présidentielle", a-t-il déclaré.
Un pas vers le MoDem
Sans préciser le périmètre d'un parti socialiste refondé, Strauss-Kahn a indiqué qu'il n'avait "pas d'hostilité de principe à un éventuel soutien à certains candidats du MoDem" au deuxième tour des législatives. "Au soir du premier tour, dans les circonscriptions où le candidat de gauche est éliminé, laissant face à face un UMP et un MoDem, nous réfléchirons, en fonction de la personnalité du candidat centriste, à un soutien du parti socialiste au candidat MoDem pour battre Nicolas Sarkozy", a-t-il précisé.
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