François Fillon à Sablé-sur-Sarthe © TF1/LCI![]() |
| Fillon : "Je dois tout aux habitants de Sablé" |
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| Fillon : "Un parcours extraordinaire", selon son père |
Ce n'est pas un hasard si François Fillon a choisi la Sarthe pour son premier déplacement de province en tant que Premier ministre. C'est dans ce département qu'il a effectué toute sa carrière politique, qu'il est domicilié et où il sera candidat aux législatives. "Je suis submergé par une émotion extrêmement forte qui se voit j'imagine et qui est liée à cet accueil chaleureux de cette ville", a-t-il déclaré à la mi-journée en essuyant quelques larmes lors d'une réception à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, qu'il a dirigée entre 1983 et 2001. Son épouse Penelope et ses parents, Michel et Anne, étaient présents à la cérémonie.
"Je ne vous quitte pas, je ne vous abandonne pas, je ne vous trahis pas. Sablé, ça reste pour moi l'essentiel. Je sais que je dois tout aux habitants de Sablé", a-t-il lancé aux élus réunis, en les assurant qu'il n'avait pas pris "la grosse tête" depuis sa nomination jeudi à Matignon. "L'expérience que j'ai acquise dans la gestion des collectivités locales me sera très utile pour entamer la modernisation de notre pays. J'entamerai ce chantier avec l'expérience de quelqu'un qui a géré une commune, une communauté de communes, un département et une région", a-t-il martelé.
Hommage à Joël Le Theule
Il s'était auparavant rendu au cimetière de la ville pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Joël Le Theule, ancien ministre de la Défense, ancien député-maire de Sablé et qui fut son mentor en politique. "Il est à l'origine de ma carrière politique. Je lui dois tout", a confié François Fillon. Le chef du gouvernement a ensuite déjeuné avec des élus locaux à Solesmes, commune toute proche dont il est conseiller municipal depuis 2001 et où il passe ses week-ends en famille dans son château de Beaucé. Il a ensuite visité dans l'après-midi les travaux de l'école du Gai Levant, dans le quartier de Montreux à Sablé avant de tenir une réunion électorale.
Devant les militants et les sympathisants UMP réunis à Brûlon, François Fillon a redit un message de proximité assurant qu'il n'était pas à Matignon pour s'éloigner des Français, mais pour s'en "rapprocher". "Ne m'appelez pas Premier ministre et continuez à m'appeler comme vous le faisiez avant, parce que je ne suis pas à Matignon pour les fastes mais pour tenir nos engagements", a-t-il dit.
"Votre voix, votre confiance, votre amitié"
Il a ensuite véritablement lancé la campagne de l'UMP pour les législatives de juin. "Cette bataille des législatives, il ne faut pas la sous-estimer. Rien ne serait pire que de relâcher nos efforts, rien ne serait plus dangereux que de se montrer présomptueux. Rien n'est gagné", a-t-il lancé aux quelque 300 militants et sympathisants UMP venus le soutenir à Brûlon, un petit village de la circonscription. Frannçois Fillon a insisté sur le fait que les élections des 10 et 17 juin étaient une "étape préalable" à la mise en oeuvre du projet du nouveau président Nicolas Sarkozy. Sans majorité à l'Assemblée nationale, "rien de ce que nous avons promis ne pourra être réalisé, aucun de nos espoirs ne pourra être concrétisé et alors nos rêves d'une France plus forte, plus grande, plus généreuse s'évanouiront", a mis en garde le tout nouveau locataire de Matignon.
Dans les prochaines semaines, François Fillon a prévu de s'engager très activement dans la campagne. Lundi matin, il réunira l'équipe dirigeante de l'UMP pour les législatives, mardi, il recevra les parlementaires de la majorité présidentielle et mercredi, il est attendu à Marseille pour soutenir les candidats UMP des circonscriptions des Bouches-du-Rhône. Il aura le même adversaire principal qu'en 2002, le socialiste Stéphane Le Foll, enfant du pays et bras droit du patron du PS François Hollande, qui entend conférer un enjeu national à ce duel du sud-ouest de la Sarthe. En 2002, M. Fillon l'avait battu dès le premier tour (55,21%).
(D'après agence)
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