François Fillon devant les parlementaires UMP, le 22 mai 2007 © LCIFrançois Fillon a envoyé mardi matin les députés UMP à la bataille des législatives en les recevant à Matignon. A la suite de la réunion, le Premier ministre a livré un discours d'une quinzaine de minutes pour officialiser leur "feuille de route". "Une nouvelle campagne électorale a commencé. Elle exige une mobilisation totale. Elle exige de ne pas céder à la facilité et au triomphalisme", leur a-t-il déclaré.
Après avoir confirmé qu'il serait lui-même candidat dans la Sarthe afin de "conduire" la majorité sortante "sur le terrain", il a notamment affirmé que le gouvernement souhaitait créer "un choc de confiance" et "un choc de croissance" pour mener à bien les réformes promises par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. "Nous visons, d'ici cinq ans, le plein emploi et nous sommes bien décidés à nous en donner les moyens. Nous l'avons dit et nous le ferons tout de suite", a-t-il lancé. "Il s'agit de provoquer un choc de confiance du même ordre que celui qui avait permis en 1958 d'initier une longue période de prospérité restée dans l'Histoire comme les 'Trente glorieuses'. En libérant le travail, en redonnant toute sa place à la recherche et à l'innovation, nous allons créer un 'choc de croissance' qui constituera le socle à partir duquel la poursuite des réformes s'enclenchera", a-t-il poursuivi.
"La gauche a perdu la bataille des valeurs"
François Fillon a également promis de mettre en œuvre rapidement, d'ici l'été, les autres promesses du président : la loi sur les mineurs délinquants, la réforme de l'université ou encore la mise en place d'un service minimum. "Je suis un réformateur décidé à tenir nos engagements, à défendre l'intérêt général contre les intérêts particuliers", a-t-il expliqué.
Vantant les mérites de son gouvernement -parité, ouverture-, le nouveau locataire de Matignon a également vivement critiqué la gauche. "La gauche n'a pas seulement perdu une élection, elle a, par son refus d'ouvrir les yeux sur le monde, par son conservatisme borné, perdu la bataille Idéologique. Elle a perdu la bataille des valeurs. Pour tout dire, elle a perdu son magistère intellectuel et moral", a-t-il noté.
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