14:08 Après un déjeuner privé, Nicolas Sarkozy remonte les Champs Elysées, escorté par des motards et la Garde républicaine.
© TF1/LCI "Selon toutes probabilités, comme l'élection de François Mitterrand en 1981, celle de Nicolas Sarkozy ouvre une nouvelle ère dans la vie politique française", écrit Laurent Joffrin dans Libération. "Il flottait, hier, un parfum de Kennedy, un zeste de glamour, un vent de modernité, sur la cérémonie d'intronisation", reconnaît Yves Thréard dans Le Figaro. "Pour la France, Nicolas Sarkozy n'est pas seulement un nouveau président, c'est aussi un homme neuf installé aux plus hautes fonctions de l'État (...) Par son style, éloigné des façons quasi monarchiques, parfois empesées, à beaucoup d'égards conservatrices qui ont longtemps été de mise à l'Élysée", ajoute l'éditorialiste.
Pour Olivier Picard dans les Dernières Nouvelles d'Alsace,"nous avons assisté en direct à un passage de témoin d'une génération à l'autre, d'un style à l'autre, d'un siècle à l'autre". "Ce rajeunissement est une chance pour la France", ajoute-t-il. Même constatation pour Jean-Pierre Bel dans la Nouvelle République du Centre-Ouest : "C'est (...) un président new-look qui s'installe aujourd'hui à la tête de l'Etat" (...) qui "va modifier profondément les habitudes cinquantenaires de la Vè" République.
"L'exigence du résultat"
Certains éditorialistes reviennent aussi sur les méthodes que le nouveau président de la République utilisera pour mener son action. "Décidé à importer en France une version francisée du néo-conservatisme anglo-saxon, Sarkozy pourrait bien le faire avec une redoutable habileté et, probablement, avec une sincère volonté de désarmer les opposants", affirme ainsi Laurent Joffrin (Libération).
Pour Jacques Guyon, dans La Charente Libre, "tout juste sacré, le voici donc qui brandit la rupture comme son sceptre". "Toujours plus haut, toujours plus fort, toujours mieux : Nicolas Sarkozy a affiché hier clairement ses ambitions", note-t-il, avec cependant un bémol pour l'éditorialiste : "une 'exigence' d'autant plus risquée qu'elle sera sans aucun doute celle dont on se souviendra à l'heure où se feront les tous premiers comptes et bilan : l' 'exigence de résultat'."
(D'après agence)
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