La "garde rapprochée" de Sarkozy à L'Elysée

le 16 mai 2007 à 16h28 , mis à jour le 16 mai 2007 à 17h10

Claude Guéant sera le nouveau secrétaire général de l'Elysée, David Martinon officiera en tant que porte-parole et Emmanuelle Mignon comme directrice de cabinet.

TF1-LCI : Claude GuéantClaude Guéant © TF1-LCI

- Secrétaire général de l'Elysée : Claude Guéant 

"Le meilleur" disait Nicolas Sarkozy de son directeur de cabinet à  l'Intérieur devenu directeur de sa campagne. "Courtois", "travailleur acharné", d'une "efficacité redoutable" selon ceux  qui l'approchent, ce préfet aujourd'hui mordu de politique, sorti de l'Ena en  1971 (promotion Thomas More), cumule diplômes et fonctions dans les hautes  sphères de l'Etat.

- Directrice de cabinet : Emmanuelle Mignon 

En 2002, Nicolas Sarkozy, qui veut étoffer son équipe, téléphone au Conseil  d'Etat. "Je veux le meilleur". "Pour travailler avec Sarkozy, vous  devez l'aimer", l'avertit-on. La jeune major de l'ENA (promotion René Char, 1995), air austère mais  sourire franc, s'impose au sein d'une équipe soudée et presqu'entièrement  masculine. Directrice des études de l'UMP, elle y déploie son esprit d'analyse  et de synthèse. Le ministre en fait sa conseillère technique.

- Porte-parole de l'Elysée : David Martinon

Conseiller diplomatique, chef de cabinet de la campagne. Cet énarque précis  fut de 1998 à 2001 porte-parole adjoint au Quai d'Orsay, alors dirigé par Hubert  Védrine (PS). De Sarkozy, il a dit : "C'est une drogue dure avec accoutumance  immédiate".

- Conseiller en communication : Franck Louvrier

Né en mai 68, sérieux sans se prendre au sérieux, c'est depuis une dizaine  d'années le "go-between" entre Sarkozy et la presse. Téléphone vissé à  l'oreille, il répond sans relâche aux journalistes, mais n'en dit jamais plus  que ce que souhaite son patron. "Dircom" à l'UMP, il a été conseiller communication du ministre, puis du  candidat.

- "Conseiller spécial" du président : Henri Guaino

"Plume" de Sarkozy, auteur en 2002 du livre "La sottise des modernes", c'est  lui qui déniche les citations de Blum ou Jaurès qui susciteront l'amertume de la  gauche. Nouveau venu en 2006 parmi les proches de Sarkozy, cet eurosceptique gaulliste,  est un ancien séguiniste, ex-chiraquien. Pur produit de la "méritocratie  républicaine", ce fils d'une femme de ménage, diplômé de science-po (mais ayant  raté l'ENA), devient commissaire au Plan, limogé en 1998.

- Conseiller pour les relations avec le Parlement : Jérôme Peyrat

Maire de la Roque-Gageac (Dordogne), cet énarque bon vivant, fin connaisseur  de la chiraquie, est directeur général de l'UMP. Mis sur la touche par l'équipe  Juppé, premier président de l'UMP, il est repêché par Sarkozy fin 2004. Ancien  "dircom" à la mairie de Paris, collaborateur de la présidente du RPR Michèle  Alliot-Marie, c'est un spécialiste des partis politiques.

- Conseiller diplomatique : Jean-David Levitte

Ambassadeur à Washington, récemment promu ambassadeur de France, il  deviendrait conseiller diplomatique et "sherpa", fonction qu'il avait déjà  occupée aux côtés de Chirac entre 1995 et 1999. Son nom a également été cité  comme possible conseiller à la Sécurité nationale à l'Elysée, fonction qui  serait créée par Nicolas Sarkozy sur le modèle américain.

Raymond Soubie, président du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) et  PDG d'un cabinet de conseil en ressources humaines, ancien conseiller social de  Raymond Barre à Matignon, devrait rejoindre l'équipe comme conseiller. Il est  considéré comme une référence dans le domaine des affaires sociales.

Nouvelle venue dans l'équipe, Catherine Pégard, 52 ans, rédactrice en chef  du service politique de l'hebdomadaire Le Point où elle est entrée en 1982, a  démissionné mardi et doit devenir conseillère politique de Nicolas Sarkozy. Mme  Pégard, interrogée, a refusé de commenter, mais était présente à l'investiture  du président Sarkozy mercredi.

Le nouveau président de la République s'attachera les services des policiers qui assuraient déjà sa sécurité lorsqu'il était ministre, ce qui devrait entraîner une modification de l'équilibre entre policiers et gendarmes au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

le 16 mai 2007 à 16:28
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