Claude Guéant © TF1-LCI- Secrétaire général de l'Elysée : Claude Guéant
"Le meilleur" disait Nicolas Sarkozy de son directeur de cabinet à l'Intérieur devenu directeur de sa campagne. "Courtois", "travailleur acharné", d'une "efficacité redoutable" selon ceux qui l'approchent, ce préfet aujourd'hui mordu de politique, sorti de l'Ena en 1971 (promotion Thomas More), cumule diplômes et fonctions dans les hautes sphères de l'Etat.
- Directrice de cabinet : Emmanuelle Mignon
En 2002, Nicolas Sarkozy, qui veut étoffer son équipe, téléphone au Conseil d'Etat. "Je veux le meilleur". "Pour travailler avec Sarkozy, vous devez l'aimer", l'avertit-on. La jeune major de l'ENA (promotion René Char, 1995), air austère mais sourire franc, s'impose au sein d'une équipe soudée et presqu'entièrement masculine. Directrice des études de l'UMP, elle y déploie son esprit d'analyse et de synthèse. Le ministre en fait sa conseillère technique.
- Porte-parole de l'Elysée : David Martinon
Conseiller diplomatique, chef de cabinet de la campagne. Cet énarque précis fut de 1998 à 2001 porte-parole adjoint au Quai d'Orsay, alors dirigé par Hubert Védrine (PS). De Sarkozy, il a dit : "C'est une drogue dure avec accoutumance immédiate".
- Conseiller en communication : Franck Louvrier
Né en mai 68, sérieux sans se prendre au sérieux, c'est depuis une dizaine d'années le "go-between" entre Sarkozy et la presse. Téléphone vissé à l'oreille, il répond sans relâche aux journalistes, mais n'en dit jamais plus que ce que souhaite son patron. "Dircom" à l'UMP, il a été conseiller communication du ministre, puis du candidat.
- "Conseiller spécial" du président : Henri Guaino
"Plume" de Sarkozy, auteur en 2002 du livre "La sottise des modernes", c'est lui qui déniche les citations de Blum ou Jaurès qui susciteront l'amertume de la gauche. Nouveau venu en 2006 parmi les proches de Sarkozy, cet eurosceptique gaulliste, est un ancien séguiniste, ex-chiraquien. Pur produit de la "méritocratie républicaine", ce fils d'une femme de ménage, diplômé de science-po (mais ayant raté l'ENA), devient commissaire au Plan, limogé en 1998.
- Conseiller pour les relations avec le Parlement : Jérôme Peyrat
Maire de la Roque-Gageac (Dordogne), cet énarque bon vivant, fin connaisseur de la chiraquie, est directeur général de l'UMP. Mis sur la touche par l'équipe Juppé, premier président de l'UMP, il est repêché par Sarkozy fin 2004. Ancien "dircom" à la mairie de Paris, collaborateur de la présidente du RPR Michèle Alliot-Marie, c'est un spécialiste des partis politiques.
- Conseiller diplomatique : Jean-David Levitte
Ambassadeur à Washington, récemment promu ambassadeur de France, il deviendrait conseiller diplomatique et "sherpa", fonction qu'il avait déjà occupée aux côtés de Chirac entre 1995 et 1999. Son nom a également été cité comme possible conseiller à la Sécurité nationale à l'Elysée, fonction qui serait créée par Nicolas Sarkozy sur le modèle américain.
Raymond Soubie, président du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) et PDG d'un cabinet de conseil en ressources humaines, ancien conseiller social de Raymond Barre à Matignon, devrait rejoindre l'équipe comme conseiller. Il est considéré comme une référence dans le domaine des affaires sociales.
Nouvelle venue dans l'équipe, Catherine Pégard, 52 ans, rédactrice en chef du service politique de l'hebdomadaire Le Point où elle est entrée en 1982, a démissionné mardi et doit devenir conseillère politique de Nicolas Sarkozy. Mme Pégard, interrogée, a refusé de commenter, mais était présente à l'investiture du président Sarkozy mercredi.
Le nouveau président de la République s'attachera les services des policiers qui assuraient déjà sa sécurité lorsqu'il était ministre, ce qui devrait entraîner une modification de l'équilibre entre policiers et gendarmes au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).
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