Une pharmacie dont la vitrine a été brisée, en marge de la manifestation anti-Sarkozy à Bastille, à Paris, le 8 mai 2007 © LCIL'appel au calme est général à gauche. Suite aux nombreux actes de violences et des dégradations recensés dimanche et lundi dans plusieurs villes de France, leaders socialistes et communistes montent au créneau pour demander aux manifestants de s'exprimer dans le cadre de la loi. Mardi, le premier secrétaire du PS François Hollande a réitéré son appel au calme : "J'avais lancé dès dimanche soir un appel à la responsabilité. Il peut y avoir de la déception, de la colère, de la frustration, mais le seul moyen de réagir, c'est de prendre des bulletins de vote", a-t-il déclaré sur RTL, tandis que le député de la Seine-Maritime Laurent Fabius et le maire PS d'Evry (Essonne) Manuel Valls ont condamné ces violences.
Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a lui appelé "chacun au plus grand calme et au renoncement à toute forme de brutalité" en dénonçant "les violences" qui se sont produites à Paris au cours de manifestations anti-Sarkozy dans la nuit de lundi à mardi, où plusieurs vitrines de magasins ont été brisées. Exprimant "sa solidarité avec les victimes de ces violences", le maire de Paris fait valoir que "ces comportements n'ont rien à voir avec l'expression des convictions" et ajouté que "la démocratie implique au contraire le respect du suffrage universel et la défense pacifique des idées".
"S'exprimer par le vote"
De son côté, le Parti communiste a condamné "absolument" les violences perpétrées lors de manifestations anti-Sarkozy, fustigeant "des actes nuisibles et sans signification politique" par un "petit nombre de personnes qui prennent le prétexte de l'élection présidentielle pour des actes nuisibles et sans signification politique". Et le PCF de poursuivre : "celles et ceux qui contestent la politique proposée par le nouveau président de la République auront la possibilité de s'exprimer et d'agir par leur vote les 10 et 17 juin prochain", lors des léegislatives législatives.
Trois cent soixante cinq voitures ont été brûlées en France métropolitaine, dont 49 par propagation, dans la nuit de lundi à mardi, deuxième nuit consécutive de violences depuis le second tour de l'élection présidentielle, selon un bilan obtenu mardi auprès de la direction générale de la police nationale (DGPN).
La police fait également état, dans son bilan établi en fin d'après-midi mardi, de 160 interpellations, essentiellement dans la mouvance d'extrême gauche et d'un membre des forces de l'ordre blessé. Selon la préfecture de police, 15 personnes étaient en garde à vue mardi à Paris, au lendemain d'une manifestation place de la Bastille qui s'est soldée par des affrontements, comme la veille. Un policier a été blessé, dix véhicules incendiés, deux magasins - dont un supermarché - pillés, et 17 vitrines brisées, a-t-on précisé de même source.
D'après agence
Nouvelles manifesations "anti-Sarko" mardi |
De nouveaux incidents ont éclaté mardi soir à Lyon, opposant 200 personnes aux forces de l'ordre, tandis que le local UMP de la ville voisine de Villeurbanne a été incendié. Dans l'après-midi, une manifestation non violente a rassemblé 400 personnes à Lyon. Mais de nouveaux heurts ont aussi opposé des manifestants aux forces de l'ordre à Lille, à Nantes, à Rennes, en banlieue parisienne, notamment dans le Val-de-Marne, dans l'Essonne et dans les Yvelines. A Paris, la place de la Bastille était investie par 300 jeunes dans la soirée. Pour éviter une réédition des violences de la veille, où de nombreuses vitrines avaient été brisées par les manifestants, les forces de l'ordre ont bloqué plusieurs rues. A Toulouse enfin, une soixantaine de manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés place du Capitole en soirée, mais il n'y a pas eu d'incident, contrairement aux deux journées précédentes. Enfin, une école maternelle et un garage ont été incendiés volontairement mardi soir à Montgeron et Grigny (Essonne) sans faire de victime et occasionnant quelques dégâts matériels. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




