François Fillon est sur le plateau de TF1, quelques minutes après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy © TF1/LCINicolas Sarkozy s'est mis au vert pour deux ou trois jours mais à Paris, les spéculations vont bon train sur la composition du futur gouvernement. François Fillon apparaît toutefois comme le grand favori pour Matignon. L'annonce du nom du nouveau Premier ministre est attendue pour le 16 mai, après la passation de pouvoir à l'Elysée. Mais dès dimanche soir, il ne faisait guère de doute que le conseiller politique du président de l'UMP serait celui-là. Il a d'ailleurs donné le programme des premiers rendez-vous du chef de l'Etat : proposition de relance de la construction européenne, rencontre avec les partenaires sociaux...
Les places s'annoncent chères dans la prochaine équipe gouvernementale de 15 membres qui doit respecter deux exigences : parité et "ouverture". Elle devrait en effet s'appuyer sur trois pôles : les fidèles de Nicolas Sarkozy, des hommes du centre et enfin quelques personnalité venues de la gauche. Jean-Louis Borloo pourrait hériter d'un nouveau ministère, celui de "la Stratégie économique et de l'Emploi", tandis que Xavier Bertrand pourrait diriger un ministère du Budget et des comptes sociaux. Cette idée de séparer Bercy en deux est ancienne et chère à Nicolas Sarkozy, lui qui a bien connu cette maison. Son objectif : mettre le ministère de l'Economie au service de l'emploi.
Une équipe "d'ouverture"
Le nom de Michèle Alliot-Marie revient pour les ministères de la Défense ou le Quai d'Orsay, mais on parle également d'Alain Juppé qui s'est dit lundi "disponible". Pour la Justice, le nom d'un fidèle sarkozyste, Patrick Devedjian, est souvent cité. Jean-François Copé pourrait faire partie du nouveau gouvernement, selon des sources à l'UMP, ainsi que Christian Estrosi, annoncé également pour la présidence du groupe UMP à l'Assemblée. Parmi les femmes figurent, outre Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati, Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que la secrétaire national de l'UMP à la francophonie Rama Yadé.
Comme ministres "d'ouverture" sont cités les UDF Christian Blanc, Hervé Morin, Pierre Albertini ou André Santini, de même que des personnalités de gauche comme la présidente d'Areva et ancienne collaboratrice de François Mitterrand, Anne Lauvergeon qui pourrait aller à l'Industrie et Eric Besson (ex-PS), rallié à Nicolas Sarkozy le soir du premier tour. Enfin, d'autres fidèles pourraient rejoindre l'équipe après les législatives comme secrétaires d'Etat tels Bernard Accoyer, Roselyne Bachelot, Luc Chatel, Pierre Lellouche,
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