Nicolas Sarkozy et des organisations de défense de l'environnement à l'Elysée (21 mai 2007) © TF1/LCIA l'issue d'une journée de réunions au cours de laquelle la grande majorité des experts a salué la capacité d'écoute de Nicolas Sarkozy et d'Alain Juppé (lire notre article), le nouveau ministre de l'Ecologie et du développement durable a annoncé que le Grenelle de l'environnement aura lieu "au maximum dans la deuxième quinzaine d'octobre". Les priorités fixées sont les suivantes : la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité et les conséquences de la pollution sur la santé. Elles seront abordées par des groupes de travail, qui seront constitués dans les prochains jours.
Une nouvelle réunion pour faire un "point d'étape" sur la préparation aura lieu "autour du 14 juillet, à la demande du président, qui a souhaité réunir de nouveau tous les partenaires", a précisé Alain Juppé. Selon l'Elysée, ce Grenelle de l'environnement débouchera sur un contrat de cinq ans, comportant des objectifs concrets et une évaluation annuelle de l'action du gouvernement.
Désaccords sur le nucléaire
Tout en soulignant l'atmosphère "chaleureuse" des deux réunions, Alain Juppé a reconnu que des désaccords persistaient avec les ONG sur le nucléaire notamment, mais qu'il "n'était pas question de s'aligner les uns sur les autres".
Alain Juppé a aussi confirmé, comme les ONG l'avaient indiqué, que le gouvernement s'était engagé à ne pas prendre de décisions lourdes contraires à leurs requêtes d'ici les prochaines discussions, "sauf en ce qui concerne les décisions déjà prises". Le ministre faisant notamment référence à l'EPR, le générateur nucléaire en cours de construction dans la Manche, dont la plupart des ONG contestent l'intérêt et pour lequel elles souhaitaient un moratoire.
D'après agence
Les associations de consommateurs veulent s'inviter |
Les associations de consommateurs UFC-Que Choisir et Indecosa-CGT ont regretté lundi de ne pas participer à la table-ronde. "Forte d'une expérience considérable dans les domaines comme l'eau et l'énergie, sans parler des modes de consommation, notre association peut contribuer à enrichir les débats", a estimé l'Indecosa-CGT. L'UFC-Que Choisir a également déclaré "ne pas très bien comprendre que l'UFC ou d'autres associations de consommateurs n'aient pas été conviées". L'UFC-Que Choisir estime notamment être "directement concernée" par le projet de taxe carbone. |
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