François Hollande, sur le plateau de TF1, écoute le discours de Ségolène Royal, dimanche 6 mai 2007, peu après 20 heures. © TF1-LCILe PS cherche-t-il un bouc émissaire à sa défaite ? Ce serait une "erreur" pour Julien Dray. Le porte-parole du PS parlait plutôt jeudi d'"erreurs collectives" et de "manque de cohésion" au sein du Parti socialiste, après l'échec de Ségolène Royal, au second tour de la présidentielle. Julien Dray estime que le choix d'un candidat socialiste par les militants était "formidable" mais a "fait des dégâts". Pour le député de l'Essonne, il faut désormais réfléchir" à l'idée que le premier secrétaire du parti soit le candidat en 2012. "On ne peut pas écarter du jour au lendemain ceux qui existent déjà, qui ont déjà été des prétendants. Mais je considère que Ségolène Royal représente un atout pour l'avenir", a-t-il ajouté.
A moins de trois semaines des législatives, la question de la succession de François Hollande est dans toutes les têtes. Pour Manuel Valls, François Hollande "doit céder sa place après les législatives" pour que le processus de rénovation du Parti socialiste "aille jusqu'au bout". C'est ce qu'il déclare jeudi dans Le Point, estimant que le PS a "tardé" à assimiler " la progression de l'individualisme de notre société ", auquel "il faut apporter des réponses de gauche". "Il faut entrer dans un processus de refondation" et "éviter la préparation d'un congrès traditionnel qui aboutit aux synthèses", explique-t-il. "C'est la raison pour laquelle François Hollande ne peut pas être le porteur de cette rénovation."
"Il faut sortir du consensus mou"
Mais les propos de Manuel Valls n'étaient-ils pas superflus ? Le Premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé mercredi avoir dit "depuis longtemps" qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête du PS : "En 2008, j'aurai fait onze ans comme secrétaire national, c'est assez", laissant entendre que le prochain congrès du PS était toujours fixé à son échéance normale, en novembre 2008. "Il y aura une nouvelle phase qui va s'ouvrir. Cela se passera dans la stabilité, de manière organisée et maîtrisée", a-t-il précisé.
La question de la date du prochain congrès est dans toutes les têtes. Ségolène Royal a en effet affirmé qu'il fallait choisir "rapidement" le candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. De son côté, Dominique Strauss-Kahn ne veut pas précipiter les choses et estime que le débat "devra avoir lieu à gauche", avant la désignation du candidat, "un an et demi ou deux ans" avant l'échéance. "Il faut une direction du PS qui sorte du consensus mou", a-t-il déclaré samedi à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne). "Les questions doivent être tranchées, puis il faut s'y soumettre."
D'après agence
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