François Hollande © LCIDimanche matin sur France Inter, François Hollande a redit son opposition à l'entrée de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes dans le gouvernement Fillon. Selon le numéro 1 du parti socialiste, Bernard Kouchner, qui a "un parcours estimable", a justifié son entrée au gouvernement en "disant qu'il pourrait mener une politique étrangère qui lui serait propre. Je ne le crois pas du tout", a-t-il déclaré. Il sera "solidaire, forcément solidaire de (...) tous les choix du gouvernement, y compris de la création d'un ministère de l'Identité nationale et de l'immigration" (...) "qui va avoir toute la politique de délivrance des visas (...) toute la politique de développement, de coopération, la politique africaine".
"Il y aura un conseil de sécurité avec un ambassadeur auprès de Nicolas Sarkozy. On sait bien que c'est Nicolas Sarkozy qui animera, qui peaufinera, qui organisera la politique étrangère, donc pour moi au delà des considérations personnelles, Bernard Kouchner est un ministre des Affaires étrangères réduit à la portion congrue".
"Utiliser des amitiés"
Le numéro 1 socialiste a estimé que les nominations de plusieurs personnalités de gauche au gouvernement relevaient d'une "volonté de jeter la confusion, de déstabiliser", d'une "volonté d'écraser, de dominer, de capter tous les pouvoirs". "Dans toutes ces nominations, justement parce qu'elles sont symboliques, il y a de la part de Nicolas Sarkozy une volonté de jeter la confusion, que finalement, il n'y ait plus de différence entre la gauche et la droite, exactement le contraire que ce qu'il disait pendant la campagne où il appelait à la clarté et à la cohérence sur une politique de droite".
Il a dénoncé une volonté "d'utiliser des amitiés, d'utiliser des proximités à des fins purement électorales" estimant que l'objectif était "tout simplement d'obtenir la majorité aux élections législatives pour ensuite avoir les mains libres".
Hollande, "mauvais perdant" selon Xavier Bertrand |
"Il est bien mauvais perdant, M. Hollande, il ferait mieux de s'occuper de ce qui se passe au sein du parti socialiste parce qu'on voit que c'est division, division et re-division", a déclaré Xavier Bertrand dimanche sur Canal+. A la présidentielle "il y a eu un résultat qui a été clair (...), il n'y a pas eu photo, ça ne s'est pas joué à 100.000 voix. Et aujourd'hui on voit que le parti socialiste est en proie à de vraies divisions internes et que tous ces propos ne sont pas au niveau du débat", a commenté le ministre du Travail. Il a estimé que les déclarations des responsables socialistes relevaient de "la même erreur que celle qui a été commise par le PS dans l'élection présidentielle : ne pas parler du fond, ne pas parler des arguments, utiliser juste des slogans". "Ce qui s'est passé là montre bien qu'ils sont vraiment dans la difficulté", a-t-il conclu. |
(D'après agence)
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