François Hollande, invité du 20h de TF1, le 20 mai 2007 © TF1-LCIFrançois quittera bien la tête du Parti socialiste à la fin de de mon mandat, prévue en 2008. Mercredi, le premier secrétaire du parti a en effet réaffirmé lors de l'émission Questions d'info sur LCP qu'il ne serait "pas candidat" à sa propre succession. "Il faudra, à un moment qui est proche, passer à une autre phase de direction du Parti socialiste", a-t-il déclaré. "J'ai dit depuis longtemps que ce serait mon dernier mandat", a-t-il ajouté. Et cette nouvelle phase passe dans un premier temps, pour François Hollande, par "un grand débat" au sein du parti, dès le "lendemain des élections législatives". Ensuite, sa succession "se passera dans la stabilité, de manière organisée et maîtrisée".
Dans la même ligne que le premier secrétaire, le député PS de l'Essonne Manuel Valls a estimé mercredi que François Hollande devait "céder sa place après les législatives" pour que le processus de rénovation du PS "aille jusqu'au bout". Selon lui, le PS doit "rentrer dans un processus de refondation" et "éviter la préparation d'un congrès traditionnel qui aboutit aux synthèses".
"Je ne suis pas dans l'après législatives"
Plus offensif, Dominique Strauss-Kahn avait récemment prévenu qu'après les élections, le débat devrait "avoir lieu à gauche" pour une refondation du parti, désignant directement François Hollande comme "le responsable principal" de l'incapacité du PS "de se renouveler depuis 2002". L'ancien ministre de l'Economie avait aussi attribué la défaite lors de la présidentielle au premier secrétaire, ce qui crée "évidemment une crise" au Parti socialiste.
Sur LCP, François Hollande a toutefois refusé de répondre à toute question concernant l'éventuelle avancée de la date du prochain congrès du PS, indiquant ne pas "être dans l'après-législatives". Il a cependant réaffirmé mercredi soir à Bègles que le congrès était toujours fixé à son échéance normale, en novembre 2008. L'organisation de ce congrès est l'objet de divergences parmi les différents leaders socialistes : Ségolène Royal demande que son organisation soit avancée, tandis que Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius sont opposés à cette idée.
D'après agence
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