Brice Hortefeux © TF1/LCI/Christophe ChevalinLes premières déclarations du ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement lundi matin sont conformes au programme de Nicolas Sarkozy : il entend mettre en œuvre une politique inspirée de celle du Canada, "l'immigration choisie". Elle cible en priorité les travailleurs. Ainsi, Brice Hortefeux a assuré qu'il ferait preuve de "pragmatisme", notamment face aux besoins de main-d'œuvre immigrée. "On observe effectivement que dans un certain nombre de secteurs, le secteur du bâtiment, dans le secteur des services à la personne, les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration il y a des postes qui ne sont pas pourvus", a déclaré Brice Hortefeux sur Europe 1. "Cela signifie très concrètement que je rencontrerai très vite les responsables de ces différentes branches et que ma démarche est donc dénuée de tout dogmatisme, de tout a priori, et que ce sera donc fait avec beaucoup de pragmatisme", a-t-il dit.
Le ministre a déploré que sur 187.000 titres de séjour délivrés "sur une année", il y en ait eu "92.000 qui l'étaient pour des motifs familiaux", contre "autour de 11.000", au bénéfice d'immigrés "pour lesquels on est sûr qu'ils viennent exercer une activité professionnelle". Le ministre a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de "vagues" de régularisation mais un traitement au "cas par cas".
Le Quay d'Orsay privé du "co-développement"
Brice Hortefeux a néanmoins souligné qu'il serait "très ferme sur les chiffres de reconduite aux frontières - c'est autour de 25.000 en 2007" et estimé "entre 200.000 et 400.000" le nombre d'immigrés clandestins. "J'ai une conviction d'ailleurs sur ce sujet, c'est que leur nombre a commencé à diminuer", a-t-il précisé, y voyant les effets des lois Sarkozy sur l'immigration.
Le ministre a également insisté sur l'importance du volet "codéveloppement" de la politique d'immigration. "J'irai rencontrer très prochainement, cette semaine sans doute, le commissaire européen Louis Michel qui est en charge de l'aide au développement et je me rendrai ensuite en Espagne, puisque nous avons des points communs en matière de politique d'immigration à examiner et à approfondir et enfin, naturellement, en Afrique", a-t-il indiqué. Ces dossiers étaient jusqu'à présent de la responsabilité des Affaires étrangères mais avec la nouvelle répartition des ministères, Bernard Kouchner en sera privé.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




