Ségolène Royal après le bureau national du PS (7 mai 2007) © TF1/LCI
Royal : "je reste bien présente"
Ségolène Royal, candidate malheureuse du PS à l'Elysée et présidente de la région Poitou-Charentes, a indiqué vendredi qu'elle n'avait "pas l'intention de se représenter à la députation" conformément au principe de non cumul des mandats qu'elle défend. "Bien que la loi l'autorise, l'avenir est au non-cumul des mandats, et je m'applique à moi même le non-cumul dont j'avais défendu le principe lors de la campagne présidentielle", a déclaré Ségolène Royal. "Je reste fidèle à mon principe de choix personnel", a-t-elle ajouté, bien que la situation dans sa circonscription soit, selon elle, "assez compliquée", et qu'une "pétition de tous les élus circule" pour qu'elle se représente.
Cette déclaration contredit les informations du Figaro et du Parisien. Les deux quotidiens croyaient savoir que Ségolène Royal briguerait à nouveau la circonscription des Deux-Sèvres afin de continuer de peser au sein de la gauche malgré sa défaite au second tour de l'élection présidentielle. Une fois reconquis son fief électoral depuis 1988, la candidate "pourrait revendiquer la présidence du groupe à l'Assemblée", affirmait Le Parisien. Cette annonce allait toutefois à l'encontre de ce qu'elle avait annoncé lors de la primaire interne au Parti socialiste. Le 23 mai 2006, dans un chat sur lemonde.fr, Ségolène Royal disait avoir "décidé de respecter avant l'heure ce principe du non-cumul et de transmettre le flambeau de ma circonscription. "
Regrets à l'état-major
Briguer les Deux-Sèvres aurait signifié pour Delphine Batho le début d'une aventure difficile. Pressentie pour prendre la relève en Poitou-Charentes, la jeune femme aurait été parachutée in-extremis dans le Nord, dans la 24e circonscription. Une opération "injouable pour un parachuté envoyé au front quatre semaines avant le premier tour de scrutin", selon une source citée par Le Figaro.
Signe que la décision de Ségolène Royal désarçonne jusqu'à ses plus proches collaborateurs, Patrick Mennucci, ex-directeur adjoint de la campagne présidentielle, '"regrette sa décision" mais "ne désespère" pas que la candidate "change d'avis". "Elle se met en cohérence avec ce qu'elle prône sur le mandat unique mais on va se priver d'elle à l'Assemblée nationale où elle pourrait mener la majorité si l'on venait à gagner les législatives, ou l'opposition", a ajouté le conseiller marseillais.
"Leader de l'opposition" |
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