Malheur aux vaincus du gouvernement !

le 23 mai 2007 à 09h25 , mis à jour le 23 mai 2007 à 10h12

Tout ministre candidat aux législatives, et qui sera battu, devra démissionner, affirme François Fillon.

François Fillon samedi matin à Sablé-sur-SartheFrançois Fillon samedi matin à Sablé-sur-Sarthe © TF1/LCI

LCI picto cliquez écoutez
Fillon : "Hollande fait un numéro de comique"

Le gouvernement s'avance en bloc face aux échéances législatives : pas moins de onze ministres, dont François Fillon, sont candidats. Mais se présenter face aux électeurs peut être un risque, prévient le Premier ministre : tout membre du gouvernement battu devra démissionner.  "Franchement, la logique, c'est que quand on est battu, ça veut dire qu'on n'a pas le soutien du peuple et qu'on ne peut pas rester au gouvernement", a estimé François Fillon sur Europe 1. "D'ailleurs, c'est une règle que je m'appliquerai à moi-même puisque j'ai décidé d'être candidat" dans la 4e circonscription de la Sarthe.

Et concernant l'organisation de la campagne, il a confirmé que Nicolas Sarkozy "s'y impliquera" et participera à un meeting de l'UMP, "comme l'avait fait en son temps Valéry Giscard d'Estaing ou comme l'avait fait François Mitterrand". Le chef de l'Etat "a besoin de ce contact avec les militants de sa famille politique", a-t-il assuré. Sur les socialistes, François Fillon a ironisé sur François Hollande qu'il a qualifié de "pathétique", ajoutant qu'il préfèrerait "un PS debout". "Ce qu'on attend de lui, c'est qu'il nous dise quel est le projet du Parti socialiste, pas les pitreries auxquelles on a assisté depuis quelques jours qui visent à moquer les institutions de la République", a-t-il dit. Le chef du gouvernement a promis à l'opposition "un vrai statut", ajoutant qu'elle aurait la présidence d'une grande commission de l'Assemblée nationale, "sans doute" celle des finances.

La France, une Formule 1 qu'il faut "conduire au maximum de ses capacités"

Evoquant les grands dossiers économiques et sociaux qui attendent son gouvernement, le Premier ministre a donné aux syndicats jusqu'à "la fin de l'été" pour faire des propositions sur le service minimum dans les services publics. Le gouvernement "ne passera pas en force pendant la session extraordinaire sur la question du service minimum", a-t-il assuré. Mais faute d'un accord en fin d'étét, le gouvernement proposera un projet de loi "début septembre".

Sur la question du contrat de travail unique, l'échéance est plus lointaine : le gouvernement "donne aux organisations syndicale jusqu'à la fin de l'année", a déclaré François Fillon. "C'est un sujet sur lequel il y a une concertation nécessaire avec les organisations syndicales, c'est un sujet lourd de conséquences, technique et difficile. Avec Nicolas Sarkozy, on va dialoguer avec les organisations syndicales dès la semaine prochaine et mettre en place la conférence qui va devoir traiter de ces sujets", a-t-il ajouté. Les premières consultations à l'Elysée avec les organisations patronales et syndicales commenceront vendredi.

Sur le plan des impôts, "nous allons proposer un ensemble de mesures fiscales et financières destinées à provoquer un vrai choc pour créer de la croissance", a-t-il dit, en citant notamment la déduction des intérêts d'emprunt pour l'achat de logement, les exonérations sur les droits de succession, le bouclier fiscal à 50% des revenus. Objectif : parvenir à "3% de croissance". Et ce fin connaisseur de sport automobile a comparé la France à une Formule 1 qu'il faut "conduire au maximum de ses capacités pour qu'elle soit au premier rang de la compétition internationale".

D'après agence

le 23 mai 2007 à 09:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

55 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Andron, le 23/05/2007 à 18h19

    Merci à nicolas sarkozy d'avoir une chance non seulement de battre alain Juppé sur bordeaux mais aussi de mettre un ministre compétent à l'écologie et au dvpt durable qui s'y connaisse et n'utilise pas un 4/4 pour se déplacer comme il y a encore quelques mois, l'espoir revient à Delaunay afin de sonner la revolte !!

  • Olivier, le 23/05/2007 à 18h15

    À Stéphane, de Paris: ben voyons, et si Mme Royal avait gagné la présidentielle, croyez-vous que le PS dirait la même chose ? Croyez-vous qu'il dirait, "Ne votez pas pour nos candidats aux législatives, car il n'est pas bon que tous les pouvoirs aillent au même parti" ? Quelle hypocrisie. Un peu de sérieux.

  • Oliv, le 23/05/2007 à 18h12

    Que dire de la sincérité d 'un homme qui dit "il faut cesser l"hypocrisie qui consistre à parler du 1er ministre comme du chef de la majorité .." pour enchainer sur "la majorité dont je suis le patron...." M Hirsch appréciera aussi l'enchainement suivant "si il a accepté d'^tre au gouvernement c'est sur la abse de projet de N Sarkozy" suivi de [ au sujet de la franchise médicale] 'il n'a pas du bien lire le projet... J'espère que les membres "de gauche" ne sont pas que des cautions morales !!

  • Axel, le 23/05/2007 à 17h02

    Il n'est en aucun cas question de cumul des mandats, pour une simple raison qui est la séparation des pouvoir. Un ministre fait partie de l'exécutif, il ne peut pas exercer parallèlement une fonction de député par nature législative. Il peut en revanche se présenter à l'élection législative ensuite de quoi il choisira entre les deux fonctions. Au cas où il choisirait d'être au gouvernement, c'est le suppléant qui devient député. Donc pas de "double paye", Serge. Et puis à ce stade de responsabilité, je ne crois pas que ces personnes courent après une paye mais plutôt un engagement politique si on est optimiste, plus prosaïquement le pouvoir si on est plus cynique. Merci de me publier pour une fois

  • Alkel, le 23/05/2007 à 14h55

    Quelle est cette mode qui juge anormal qu'un homme politique puisse à la fois être ministre/maire ou député/maire. Quel mal a t il à ça? Au contraire, je trouve cela rassurant de la part d'un haut fonctionnaire de garder (au traves d'un mandat de maire en outre) le contact avec les réalités du terrain. D'autre part s'il s'agit d'un bon mannager/leader on a tout intérêt à le voir occuper/stimuler divers échelons politiques. Les 'règles' rigides du type non cumul de mandat sont démagogiques et ne servent qu'a créer des phénomènes d'annonces

  • Lascoux, le 23/05/2007 à 14h55

    Lorsque l'on conduit une formule 1 au maximum de ses possibilités, il arrive souvent de casser le moteur ( c'set ce que disait Alain Prost ! ).

  • Antoine, le 23/05/2007 à 14h14

    Réponse à Serge de Toulouse Il serait temps que Serge apprenne - alors que la Veme république va bientôt fêter ses 50 ans - qu'on ne peut être à la fois ministre et parlementaire. Que Serge se rassure, il n'y aura ni double salaire ni tâches partagées. Que Serge revoit (ou étudie) nos institutions. Il sera rassuré du moins sur ce point.

  • Mekil, le 23/05/2007 à 13h53

    Comment peut on presenter un budget devant l'assemblee et faire voter par son suppleant, qu'on a aide a etre a cette place, ce meme budget...c'est une voix "bonus" ou quoi!! C'est immoral et irrespectueux de la politique a mon avis!!!

  • Phil, le 23/05/2007 à 13h49

    Se présenter sur Sablé, hyper grand fief de la droite ne laisse aucun doute sur la victoire...et donc le maintien de double F. Je trouve triste d'abuser de la sorte les personnes. Qu'il aille dans un fief socialiste et là, qu'il gagne et je lui tirerai mon chapeau. De toute façon, les dès sont pipés d'avance car les ténors de droite comme de gauche sont tjs parachutés dans des circonscriptions acquises à leur cause. Heureusement pour Madame BACHELOT (qui devrait promouvoir le sumo comme sport national car c'est le seul qui lui ressemble) qui n'a jamais pu remplacer son père (Mr Narquin) à la Mairie d'Angers et se contente d'être candidate des bourgeois angevins.

  • Jerome, le 23/05/2007 à 13h42

    Les gens qui critiquent ici n'ont manifestement aucune idée de ce dont ils parlent. Ils confondent les postes et les fonctions et font de grotesques amalgammes. Je vous redonne les règles qu'on m'a appris petit, à l'école : "Sois sûr de connaître le sujet et d'avoir quelque chose de pertinant à dire avant d'ouvrir la bouche, sinon tais toi et écoute". Vous ne critiquez pas, vous étalez publiquement votre ignorance. Cette mesure est exemplaire et le gouvernement prend un gros risque à en parler autant (car il faudra assumer en cas de défaite). Bravo, ça va en tout cas dans le bon sens.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience