Marine Le Pen lors de sa conférence de presse dans le Pas-de-Calais vendredi matin © TF1/LCIPour annoncer sa décision de s'implanter dans le Pas-de-Calais, où elle sera candidate aux élections législatives de juin, mais aussi aux élections municipales de 2008, Marine Le Pen n'y va pas par quatre chemins. "J'ai décidé de m'implanter durablement. N'en déplaise à Albert Facon, je n'ai pas l'intention de faire du tourisme", a-t-elle affirmé vendredi lors d'une conférence de presse. La vice-présidente du FN a choisi la 14e circonscription, où elle briguera le siège occupé par le socialiste Albert Facon. Elle doit également être candidate à la mairie d'Hénin-Beaumont, 26.000 habitants, entre Lens et Douai.
"C'est ici que j'ai commencé ma carrière politique", a rappelé Marien Le Pen qui a été élue conseillère régionale en 1999. Lors des législatives de 2002, Marine Le Pen avait choisi une circonscription voisine, la 13e (Lens). Sa campagne avait été critiquée comme essentiellement médiatique et pilotée depuis Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). "J'avais trois enfants qui étaient jeunes", a-t-elle justifié. Elle avait réussi à y qualifier le FN pour le second tour en récoltant 24,2% des voix au premier tour. Au second, face à un socialiste, elle réunissait 32,3% des suffrages. En 2004, elle était tête de liste aux élections régionales d'Ile-de-France.
19% des voix au premier tour
Cette fois-ci, elle sera opposée dans le Pas-de-Calais à un député PS qui brigue son quatrième mandat après des victoires en 1988, 1997 et 2002. L'UDF, représenté par le maire de Noyelles-Godault Jean Urbaniak, et l'UMP, qui présente Nesredine Ramdanin, sont traditionnellement effacés dans cette circonscription qui est celle des difficultés économiques. La candidate espère bouleverser la donne dans un secteur où selon elle "la gauche est extrêmement divisée". Pour gommer son image de "parachutée", Marine Le Pen compte sur son suppléant Steeve Briois, 34 ans, candidat à toutes les élections à Hénin-Beaumont depuis 1995.
Dans cette région, on se souvient de la liquidation retentissante de la fonderie Metaleurop Nord en 2003. "Courcelles est une ville emblématique, où se trouvait la moitié de l'usine. C'est ici que le groupe Glencore a licencié 830 personnes par un simple fax", a affirmé Marine Le Pen. Dans la circonscription, Jean-Marie Le Pen a obtenu près de 19% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, contre près de 25% en 2002.
(D'après agence)
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