Martin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, ex-haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté © TF1-LCI43 ans L'amendement au budget 2011 déposé par des députés UMP pour sabrer la rémunération du président de l'Agence du service civique, en représailles contre son livre sur les conflits d'intérêt, a été retiré à la demande du gouvernement. Alors que des députés UMP veulent sabrer sa rémunération de président de l'Agence du service civique, Martin Hirsch parle de "représailles" contre son livre sur les conflits d'intérêts.
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Haut fonctionnaire
Marié, trois enfants
Martin Hirsch, 45 ans, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, et désormais également à la Jeunesse, qui fut le successeur de l'Abbé Pierre à la tête d'Emmaüs-France, reste l'un des principaux symboles de l'ouverture à gauche au sein du gouvernement. Classé à gauche et symbole de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy, il est
le père de la loi sur le Revenu de solidarité active (RSA), adoptée fin novembre par le Parlement et destinée à encourager le retour à l'emploi des Rmistes et à augmenter les revenus des travailleurs pauvres. Le RSA, après une bataille politique qui a divisé au sein même de l'UMP, devrait finalement prendre effet en juillet. "Mon but, c'est comment être utile. C'est mon critère de réussite", répète cet ancien grand commis de l'Etat, qui a longtemps choisi d'"aider les faibles à s'organiser en lobbies contre les puissants", aux dépens d'une carrière plus brillante.
Né le 6 décembre 1963 à Suresnes (Hauts-de-Seine), Martin Hirsch est ancien élève de Normale Sup et de l'Ena, maître des requêtes au Conseil d'Etat, également diplômé d'études approfondies de neurobiologie et titulaire d'une maîtrise de biochimie. Il est entré en politique en 1997, prenant la direction du cabinet de Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la Santé, dont il a toujours été un proche. En 1999, il devient directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), tout en prenant des responsabilités bénévoles au
sein du mouvement Emmaüs. Il accepte de présider les communautés de 1995 à 2002,
date à laquelle il succède à l'Abbé Pierre à la présidence d'Emmaüs-France.
Ce bourreau de travail, qui doit renoncer à l'Afssa en 2004, s'engage encore plus dans la lutte contre la pauvreté. Il fourmille d'idées, impose des concepts nouveaux comme la taxe textile, dite taxe Emmaüs, qui doit financer les activités d'insertion liées au recyclage des vêtements usagers. Martin Hirsch entend déjà bousculer les vieux clivages, "sortir de la dichotomie entre une gauche qui défendrait l'assistanat et une droite qui s'est arrogée le monopole de l'effort", dit-il. Un an après avoir rédigé, avec l'Abbé Pierre, un "Manifeste contre la pauvreté" (2004), il lance dans un rapport au gouvernement son projet de "Revenu de solidarité active" (RSA). Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal, l'adopteront dans leur programme de campagne.
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