© AFP/THOMAS COEXLa carte des résultats |
La passation de pouvoir avec Jacques Chirac est prévue le 16 mai "dans l'après-midi", ce qui laisse au président Sarkozy une "dizaine de jours pour habiter la fonction, prendre la mesure de la gravité des charges qui pèsent désormais sur ses épaules, se reposer après le fracas de la campagne", comme l'avait indiqué l'intéressé au Parisien. D'ici là, Nicolas Sarkozy compte ne pas "donner l'impression d'une République à deux têtes". Il laissera ainsi au président sortant Jacques Chirac le soin de présider les cérémonies du 8 mai sous l'Arc de Triomphe, à Paris.
"Majorité élargie"
"Ces jours seront mis à profit aussi pour réfléchir à la constitution de son équipe gouvernementale", a expliqué lundi Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. Souvent cité parmi les premiers-ministrables François Fillon a évoqué une "majorité présidentielle la plus élargie possible", faisant place au centre et même à quelques personnalités de gauche. Le candidat UMP a toutefois promis que son gouvernement serait limité à quinze ministres. Claude Guéant a précisé que les secrétaires d'Etat seraient nommés après les législatives des 10 et 17 juin (lire notre article).
L'élection présidentielle a également des répercussions à l'intérieur de l'UMP. Alors simple candidat, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il quitterait la présidence de son parti en cas de victoire. Il devrait réunir un conseil national de l'UMP avant sa prise de fonction à l'Elysée pour organiser sa succession, à tout le moins transitoire.
"Se remettre en question"
A gauche justement, l'heure est à tirer les leçons de la défaite, voire à régler les comptes. Le patron du PS, François Hollande, qui a pointé des "erreurs" dans la campagne de Ségolène Royal, a appelé à "se rassembler, s'ouvrir, s'élargir, se remettre en question". Cependant, aucune réunion n'était officiellement inscrite sur l'agenda socialiste pour la journée (lire notre article).
Tous à droite comme à gauche semblent déjà avoir le regard tourné vers les législatives des 10 et 17 juin. Selon les premiers sondages, l'UMP obtiendrait 34% à 35% des voix au premier tour, le PS 29% à 30%, le Mouvement démocrate (ex-UDF) 12% à 15%, et le Front national 7% à 8%.
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