Jean-Marie Le Pen lors de son discours du 1er mai © TF1/LCILe président du Front National, Jean-Marie Le Pen, a critiqué samedi la participation de Nicolas Sarkozy à une réunion publique de l'UMP, mardi au Havre, y voyant la preuve que le président de la République demeurait "un chef de parti qu'il prétend pourtant ne plus être". "M. Sarkozy va participer ‘es-qualité de président de la République' comme orateur à une réunion publique de l'UMP au Havre. Il va prendre la parole pour défendre la candidature du candidat UMP local, se conduisant ainsi comme le chef de parti qu'il prétend ne plus être depuis qu'il a démissionné", a déclaré Jean-Marie Le Pen, en campagne pour les législatives à Bron, près de Lyon.
"Par conséquent, je crois que le temps va lever toutes les ambiguïtés (par rapport à ses promesses de campagne, ndlr). Nous ne sommes qu'au début d'une longue série de revirements. Un certain nombre d'écailles vont tomber des yeux de ceux qui ont voté pour lui", a poursuivi le responsable frontiste.
Récupérer les électeurs qui ont voulu faire barrage à la gauche
Jean-Marie Le Pen, qui était notamment accompagné du délégué général du FN, Bruno Gollnisch, candidat dans la 13e circonscription du Rhône, a émis le souhait que "nombre des électeurs qui ont voté pour M. Sarkozy par crainte de voir les socialistes au pouvoir reviendront à leurs idées, qui ne sont pas celles adoptées par M. Sarkozy". "Nous n'avons pas d'objectifs chiffrés pour les législatives", a toutefois signalé le président du FN. "Tout dépendra de l'implication du corps électoral car je ne suis pas sûr qu'il y ait le même entrain (à aller voter) que pour la présidentielle", a-t-il ajouté, affirmant qu'une plus faible participation serait favorable à son parti. Le FN, qui a obtenu avec Jean-Marie Le Pen 10,44% à la présidentielle, est crédité de 5% par les sondages concernant les législatives (10-17 juin).
Déjà vendredi à Hyères (Var), Jean-Marie Le Pen s'en était pris à Nicolas Sarkozy, appelant ses électeurs à ne pas continuer à voter pour l'UMP même s'ils ont pu donner leurs voix lors de la présidentielle à Nicolas Sarkozy qu'il a crédité d'une "dimension exceptionnelle". A ceux qui auraient voté Sarkozy contre la gauche, "je leur dis : ‘ne vous laissez pas emporter par le sentiment moutonnier à voter pour l'UMP!'. Parce que c'est évident que les 365 députés UMP de l'Assemblée nationale n'ont pas les mérites ni le dynamisme de M. Sarkozy", a estimé le leader d'extrême droite dans le cadre d'une tournée de soutien aux candidats du FN aux législatives, 557 au total selon lui.
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