Ségolène Royal, le 7 mai 2007 © TF1/LCILa carte des résultats |
Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal au second tour de la présidentielle et avant le Bureau national du PS de lundi soir, ses partisans donnent de la voix. Dans une tribune publiée lundi dans Libération, sous le titre : Non, tout n'est pas perdu, Daniel Cohn-Bendit, député Verts européen, Jean-Yves Le Drian, président PS de la région Bretagne, Christiane Taubira, députée PRG de Guyane plaident pour une alliance entre l'UDF, les Verts et une gauche "rénovée" avant les législatives, sous la conduite de la candidate socialiste, afin d'offrir, sinon une victoire, à tout le moins "une opposition forte" à l'Assemblée.
Les soutiens de Ségolène Royal conseillent dans Libération aux Verts de "sortir de leur culture d'isolement", à la gauche antilibérale de "sortir de l'impasse dans laquelle l'a conduite tout refus pratique de gouvernement" et au Parti socialiste d'"assumer clairement l'option sociale-démocrate". Quant au nouveau parti de François Bayrou, "il ne peut avoir d'espace politique qu'au sein d'une nouvelle alliance avec une gauche elle-même rénovée", selon eux.
Pour les législatives, à défaut de scrutin proportionnel, ils suggèrent des accords de désistement ou des circonscriptions réservées, jugeant que "les élections législatives peuvent être l'occasion d'une nouvelle mobilisation collective, pourquoi pas victorieuse, au moins capable de constituer une opposition forte". Pour les signataires de cette tribune, la candidate PS est "la mieux qualifiée pour poursuivre la construction de ce rassemblement nouveau".
"Nécessité de conduire la bataille pour les législatives, avec tous". |
| François Hollande |
Pour François Hollande, l'une des raisons de la défaite était de ne pas avoir suffisamment fait de "propositions concrètes", de ne pas avoir "su nous ouvrir, nous élargir". Sur RTL, il est resté évasif sur le futur rôle de la candidate socialiste : "Aujourd'hui, il y a une nécessité qui est de conduire la bataille pour les législatives, avec tous. Ensuite, il faudra refonder la gauche, la rassembler, ouvrir les espaces nécessaires. On verra qui le fera, on en discutera".
Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, s'était dit dès dimanche soir "disponible" pour lancer lui-même la "rénovation social-démocrate" de la gauche. Il a toutefois pris garde lundi de déconnecter la défaite de tout "problème de personne", assurant que Ségolène Royal avait déjà "pas mal rénové" le PS.
Quant à Laurent Fabius, il n'avait pas manqué de juger durement dimanche la stratégie du PS : "Nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'Etat". Jugement assorti lundi d'une mise en garde : "l'erreur, ce serait de nous disputer entre nous". Reste que pour l'ancien Premier ministre, si Ségolène Royal "doit faire partie de l'équipe de campagne, c'est bien le moins", la campagne "doit être menée de manière collégiale".
De son côté, Ségolène Royal, à son arrivée à la réunion du Bureau national du PS, a indiqué vouloir "remercier et faire tout ce qu'il faut pour que tout le monde reste uni, c'est très important par rapport aux échéances qui viennent". "Notre talisman c'est l'unité", a-t-elle ajouté (cliquez ici pour voir l'extrait).
D'après agence
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