La presse fait le bilan des années Chirac

le 16 mai 2007 à 07h56 , mis à jour le 16 mai 2007 à 08h08

Les éditorialistes dressent mercredi un bilan contrasté des douze années de présidence de Jacques Chirac après ses adieux "sobres et solennels".

TF1 / LCI acques Chirac, le 25 mars 2007, lors du 50e anniversaire de la signature du Traité de RomeJacques Chirac, le 25 mars 2007, lors du 50e anniversaire de la signature du Traité de Rome © LCI

LCI> Chirac: 12 ans à l'Elysée
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"Après la présidence arbitrale, une présidence impériale ?", s'interroge ce mercredi Alexis Brézet dans Le Figaro pour résumer les différences de style des deux hommes, l'ancien président et le nouveau. L'éditorialiste voit dans la démarche d'ouverture de Sarkozy un "espoir, surtout, de réussir là où Chirac n'a qu'essayé".

Renaud Dély estime pour sa part dans Libération que "la nouvelle synthèse des droites que porte Sarkozy peut préfigurer une rupture sur le fond". "Le style des deux hommes diverge : le clinquant du Fouquet's et la culture Tour de France succèdent au pittoresque des Taïnos et à l'exotisme du sumo. Leur parcours, en revanche, relève de la gémellité", ajoute-t-il. Dans La Croix, Dominique Quinio, après avoir noté que "Jacques Chirac a dit sa fierté pour les résultats obtenus et ses regrets pour les occasions manquées", précise non sans ironie : "Souhaitons aux Français, dans les années qui viennent, maintes occasions de fierté et très peu de regrets".

"Le président Chirac a plutôt réussi sa sortie"

Jean-Yves Boulic, pour Ouest-France, se veut plus positif : "Le président Chirac a plutôt réussi sa sortie. Fier du devoir accompli, il s'efface dignement du paysage politique". Mais il l'égratigne quand même au passage en disant qu'il "s'agit peut-être plus du départ d'un grand fauve de la politique que d'un authentique homme d'État". Mêmes doutes dans La Montagne pour Dominique Valès qui regrette que Chirac "n'ait pas imposé les politiques qui auraient provoqué un véritable changement ce qui, au bout du compte, laisse sa longue présidence sur un sentiment d'inachevé".

Le Républicain lorrain, sous la plume de Philippe Waucampt, met en avant ce paradoxe : "Jacques Chirac réussit d'autant mieux sa sortie qu'il confie les clés de l'Elysée à l'homme le plus détesté de toute sa vie politique". Moins sévère, Patrick Fluckiger résume en trois mots dans L'Alsace les adieux présidentiels : "Sobriété, solennité, fierté". Enfin, Michel Noblecourt dans Le Midi libre laisse planer le risque que l'avenir de l'ex-président "ne soit troublé par ces juges qui attendent qu'il redevienne un justiciable comme les autres". Un thème repris par Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées, qui juge qu'il "n'était pas pour rien dans le rejet de la politique qu'il contribua à nourrir avec ces affaires qui, dans un mois, devraient le rattraper". "Peut-être Jacques Chirac n'était-il pas si sympa qu'il en avait l'air", conclut-il.

D'après agence

le 16 mai 2007 à 07:56
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