Nicolas Sarkozy et Jean-Michel Baylet, le 15 mai 2007 © LCIPrêt à un rapprochement avec les radicaux associés à l'UMP mardi, Jean-Michel Baylet a fait marche arrière mercredi, en assurant que le PRG (radicaux de gauche) était "un parti de gauche, dans l'opposition" et qu'il gardait "ses alliances avec le Parti socialiste". Sur France 3 Sud, le président du PRG a réaffirmé que son parti "combattait" Nicolas Sarkozy. "Nous ne changeons pas. Il n'y pas de virage du tout, il n'y a pas de changement du tout dans nos stratégies".
Des déclarations qui viennent pourtant contredire ce que le président du PRG avait annoncé à l'issue d'une rencontre mardi avec le président de la République Nicolas Sarkozy. Pourtant allié au PS, Jean-Michel Baylet avait appelé à la création d'une "grande force centrale", par le rapprochement des radicaux de gauche et de droite.
Le PS réclamait "un engagement dans la clarté"
Ce sont peut-être les protestations à gauche qui ont fait changer d'avis le président du PRG, et notamment l'insistance du premier secrétaire du PS François Hollande, qui a réclamé mercredi matin, lors d'une réunion avec le président du PRG, "un engagement dans la clarté" pour le rassemblement de la gauche, condition du maintien de l'accord électoral entre les deux partis pour les législatives. Aux termes de leur accord, 32 circonscriptions sont en effet réservées au PRG par les socialistes, en échange du soutien des radicaux de gauche aux candidats socialistes.
Jean-Michel Baylet a précisé sur France 3 qu'il était "bien normal que le Parti radical rappelle que c'est sa vocation historique d'occuper le centre et non pas celle de François Bayrou et la démocratie chrétienne qu'il incarne". Interrogé sur un rapprochement éventuel avec les radicaux valoisiens, il s'est borné à dire qu'il prendrait "une initiative après les élections pour voir si avec eux, nous pouvons sur certains dossiers discuter et dégager des convergences telle que l'Europe, ou l'urgence dans les cités".
Dans une tribune publiée mercredi dans Le Figaro, Jean-Michel Baylet affirmait que "l'union de la gauche n'avait plus d'actualité", et plaidait pour une "réunification" à terme de sa formation avec le Parti radical co-présidé par Jean-Louis Borloo. "Pour la troisième fois consécutive, l'incapacité du Parti socialiste à organiser le rassemblement qu'il prétend conduire seul a entraîné ses alliés dans la défaite" à la présidentielle, y écrit le sénateur de Tarn-et-Garonne, dont le parti avait soutenu la candidate socialiste à l'Elysée Ségolène Royal.
D'après agence
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