Royal-sarkozy, le débat a commencé à 21hAu lendemain du débat musclé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, mercredi soir, les hommes politiques de droite et de gauche jugent la prestation des deux finalistes de l'élection présidentielle. La colère de Ségolène Royal a été différemment appréciée. François Hollande la juge "saine et justifiée". Pour Brice Hortefeux la candidate socialiste a été "agressive" et "parfois emportée".
Réactions à gauche
- François Hollande, premier secrétaire du PS : "Elle s'est mise dans une saine et justifiée colère", a-t-il dit à propos de Ségolène Royal, en reprochant au candidat UMP d'avoir "demantelé" le plan mis en place par Ségolène Royal, alors ministre du gouvernement Jospin. Le premier secrétaire du PS a indiqué avoir trouvé la candidate socialiste "très précise" sur les questions économiques.
- Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen : "Face à un adversaire qui s'était préparé depuis des années à une telle confrontation, Ségolène Royal a montré la pugnacité et le volontarisme de sa personnalité". La candidate socialiste "a su trouver des accents vrais et faire partager son émotion sur des questions de société dans lesquelles elle est de toute évidence davantage impliquée".
- Martine Aubry, maire de Lille : "Chez Ségolène Royal on a trouvé sa force de conviction, sa détermination, qu'on commence à connaître, mais aussi une vraie pugnacité, une femme qui regardait droit dans les yeux son concurrent", a-t-elle estimé. De l'autre côté de la table, "du culot, des mensonges et finalement un homme qui n'accepte pas de reconnaître son bilan alors qu'il se propose de renforcer encore cet échec qu'il ne veut pas assumer", a-t-elle résumé. "J'avais plutôt l'impression d'avoir un Nicolas Sarkozy qui essayait de se retenir pour éviter de s'énerver, de s'exciter comme il l'avait un peu trop fait ces derniers jours", a-t-elle poursuivi.
- Julien Dray, porte-parole du PS : Ségolène Royal a "conquis un sacré statut" mercredi soir. Ségolène Royal a "l'étoffe pour faire une bonne présidente", a-t-il dit.
Réactions à droite
- Brice Hortefeux, conseiller de Nicolas Sarkozy : "Elle a été elle-même et Nicolas Sarkozy a été lui-même. Il a offert à juste titre l'image de quelqu'un de calme, de modeste, de constructif, de déterminé. Et paradoxalement, Mme Royal a été agressive, elle a été très souvent litanique et même parfois emportée", a-t-il dit. "D'un côté, il y avait un candidat qui par sa connaissance des dossiers et par son calme, a rassuré. Et puis, de l'autre, une candidate qui, par ses emportements et puis, il faut le dire, par la répétition d'un certain nombre de banalités, inquiète", a-t-il ajouté.
- François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy : la colère de Ségolène Royal était "au coeur d'une opération qu'elle avait préméditée", "opération à laquelle on s'attendait d'ailleurs". Selon lui, Ségolène Royal "a créé un incident sur un énorme mensonge", car, a-t-il affirmé, "les gouvernements de Jacques Chirac ont doublé le nombre d'enfants handicapés dans les écoles". Plus généralement, François Fillon a déploré "le discours inconsistant" de la candidate et critiqué "cette espèce d'agressivité permanente".
- Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy : "Elle s'est montrée pugnace, c'est vrai, parfois d'une pugnacité extraordinaire au risque d'une véritable manipulation de l'opinion", a-t-il affirmé, en évoquant le vif échange sur la scolarisation des enfants handicapés.
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| Fillon: la colère de Royal "une opération préméditée" |
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