Ségolène Royal, à La Rochelle, le 26 mai 2007 © TF1-LCICela sonnait comme un air de rentrée politique pour Ségolène Royal, après sa semaine de vacances tunisienne. La perdante de l'élection présidentielle était ce samedi dans sa région Poitou-Charente, à La Rochelle, où elle était venue soutenir le candidat du PS et du PRG aux élections législatives. Elle a virulemment dénoncé les "mensonges tenus par Nicolas Sarkozy". "Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix", a-t-elle estimé.
Pour elle, "le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables". Ainsi, "un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers", a illustré Ségolène Royal. Autre exemple cité par l'ex-candidate : les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy pour sa promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".
Idem pour le service minimum, a-t-elle estimé : "une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible". Et à l'international, Ségolène Royal a pris pour exemple la Turquie : Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie". Or "à peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer", il "n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France". En conclusion, Ségolène Royal réclame donc du président qu'il passe "à l'acte avant les législatives".
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